Disparues de la gare de Perpignan: Le suspect sera jugé cette année aux assises

JUSTICE Jacques Rançon est accusé de deux assassinats, une tentative d’assassinat et une tentative de viol…

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Les policiers escortent Jacques Rancon (C)au tribunal de Perpignan le 9 juin 2015.

Les policiers escortent Jacques Rancon (C)au tribunal de Perpignan le 9 juin 2015. — AFP

Jacques Rançon, poursuivi pour deux assassinats, une tentative d’assassinat et une tentative de viol dans l’affaire des « disparues de la gare de Perpignan », a été renvoyé devant les assises. Un procès pourrait avoir lieu « d’ici un an ».

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« Les familles des victimes sont satisfaites qu’un procès puisse avoir lieu et attendent de celui-ci qu’il atténue leurs souffrances. On va avoir un profil de cet homme grâce aux victimes ayant survécu. On sait aujourd’hui que Rançon ne tue ses proies que si elles lui résistent », a noté Etienne Nicolau, l’avocat des victimes.

« Les faits ont été reconnus »

« C’est un dossier relativement simple puisque les faits ont été reconnus », a pour sa part indiqué Xavier Capelet, avocat de Jacques Rançon.

Né dans un village au sud d’Amiens, cet ancien cariste-magasinier d’une cinquantaine d’années au lourd passé de délinquant sexuel avait été confondu en 2014 grâce à son ADN. Il est considéré par la police comme « le tueur de Perpignan ».

Mokhtaria et Marie-Hélène

Il a avoué avoir tué Mokhtaria, retrouvée mutilée le 21 décembre 1997 dans le quartier de la gare. Cette étudiante de 19 ans avait les seins et les parties génitales découpées.

Il a aussi confessé le viol et l’assassinat de Marie-Hélène, 22 ans, dont le corps avait été retrouvé fin juin 1998, décapité et amputé des mains. La tête et les mains n’avaient été retrouvées que six mois plus tard dans un sac plastique.

Une tentative de viol après sa sortie de prison

L’homme doit aussi répondre d’une « tentative d’assassinat » le 9 mai 1998, également à Perpignan : une jeune femme alors âgée de 19 ans avait reçu plusieurs coups de couteau au ventre, manquant de peu d’être égorgée avant de réussir à lui échapper.

Il a également été mis en examen, il y a environ un an, pour tentative de viol. Selon l’accusation, Jacques Rançon aurait tenté de violer une jeune fille, le 10 septembre 1997, au lendemain de son arrivée à Perpignan, où il venait de s’installer dans un petit hôtel du quartier de la gare. Il venait alors de sortir de la prison d’Amiens où il avait passé cinq ans derrière les barreaux pour le viol d’une jeune femme.