Montpellier: Condamné pour ivresse après une simple dénonciation

JUSTICE Alors qu’il n’a pas été contrôlé par la police, ni subi le moindre contrôle d’alcoolémie, un homme a été condamné par le tribunal correctionnel sur la foi d’un simple témoignage…

Jerome Diesnis

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Illustration justice.

Illustration justice. — G . VARELA / 20 MINUTES

Un automobiliste a été condamné à six mois de suspension de permis et 500 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Montpellier, sur la foi d’une simple dénonciation, relate France Bleu Hérault. En octobre 2009, le jeune homme alors âgé de 29 ans avait embouti une voiture en stationnement dans une rue de Montpellier, avant de sortir et d’uriner sur place. Il avait alors abandonné son véhicule avant de rentrer à pied à son domicile.

Aux policiers, un témoin l’avait décrit comme titubant et visiblement sous l’emprise de l’alcool. Mais aucun test n’avait été effectué afin de prouver son éventuel état d’ébriété. « Si je titubais, c’est que j’étais sous le choc de l’accident », se défend-il.

Pas les moyens de se pourvoir en cassation

Malgré l’absence de preuve, le tribunal l’avait alors condamné à 300 euros d’amende et cinq mois de suspension de permis. En appel, sa peine a été alourdie. A France Bleu Hérault, son avocat, Ludovic Para, se dit choqué par cette décision de justice : « Aujourd’hui, on peut être condamné sur une simple dénonciation ».

« On se fie au témoignage d’une dame qui n’est pas assermentée, je ne comprends pas pourquoi son témoignage prime sur le mien », souligne l’automobiliste condamné. Il ne se pourvoira pas pour autant en cassation. Le temps de la procédure, il aura déjà purgé sa condamnation, en plus de ne pas avoir les moyens de payer les frais de justice supplémentaires…