Gard: Un procès pour maltraitance animale va se tenir à Alès

ABATTOIRS Trois employés de l’abattoir bio de Vigan et la communauté de communes devront répondre fin mars des images montrant des mauvais traitements…

20 Minutes avec AFP

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Extrait de la vidéo publiée par L214 dénonçant l'abattoir du Vigan (Gard).

Extrait de la vidéo publiée par L214 dénonçant l'abattoir du Vigan (Gard). — Capture d'écran

Il y aura un procès. L’enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo montrant les mauvais traitements infligés aux animaux de l’abattoir du Vigan ( Gard), trois employés ainsi que la communauté de communes du Pays viganais ont été renvoyés les 23 et 24 mars 2017 devant le tribunal correctionnel d’Alès.

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Actes de cruauté et sévices graves

Un employé de l’abattoir est renvoyé pour les délits « d’actes de cruauté et sévices graves sur animaux », tandis que deux autres salariés « seront jugés pour des faits de mauvais traitements sur animaux ».

La communauté de communes, quant à elle, devra répondre de plusieurs infractions à la réglementation des animaux.

Un abattoir certifié bio

Une enquête avait été ouverte par le parquet après la diffusion, le 22 février, d’une vidéo par l’association L214 montrant, pendant 4 minutes 30, des animaux mal étourdis, égorgés ou recevant des coups répétés à la matraque électrique, ainsi que des moutons lancés violemment contre des barrières dans cet abattoir intercommunal, certifié bio.

Dès la diffusion des images, la communauté de communes avait annoncé la fermeture « à titre conservatoire » de l’abattoir, auquel se rendaient une centaine de petits éleveurs des Causses et des Cévennes. Il avait rouvert partiellement un mois après.

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Commission d’enquête parlementaire

L’association L214 dénonce régulièrement à travers des vidéos les conditions de mise à mort dans des abattoirs, entre autres à Alès (Gard), Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), Pézenas (Hérault) ou plus récemment à Limoges (Haute-Vienne).

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Une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français, créée en mars après la diffusion des images du Vigan, a abouti le 20 septembre à la préconisations de 65 mesures dont le renforcement de la vidéo surveillance, de l’intervention de vétérinaires et de la formation des employés.