La campagne d'affichage de l'alliance anticorrida montre un taureau agonisant au pied d'un torero
La campagne d'affichage de l'alliance anticorrida montre un taureau agonisant au pied d'un torero - Alliance anticorrida

Des photos chocs. L’alliance anticorrida a lancé une nouvelle campagne d’information dans plusieurs villes du sud de la France à l’aide de panneaux 4x3. Son but : « montrer la réalité de la corrida. Ce que l’on voit en général, ce sont des images aseptisées d’une balle passe avec un beau taureau, un beau torero, magnifique, moulé dans son habit. Mais bizarrement, on ne voit jamais une goutte dans », évoque Claire Starozinski, présidente de l’association. « Nous avons cessé toute action de terrain pendant les corridas. Nous ne sommes pas dans des actions de violence. Nous agissons dans le respect des biens et des personnes. »

Régulièrement, l’association réalise des campagnes de publicité où elle dénonce ce que les pro-corridas présentent comme un art et un pan de la culture. « Nous souhaitons montrer au touriste notamment, puisque c’est lui qui va faire vivre la corrida en se déplacement aux arènes, même une seule fois, le douloureux visage de la corrida, souligne Claire Starozinski. Le taureau est dans tous les cas tués, y compris dans les corridas portugaises où l’on nous dit qu’il n’y en a pas. Bien sûr que si, mais pas à la vue du public ». Les affiches seront visibles dans les Pyrénées-Orientales (Perpignan, Elne, St Cyprien, Thuir, Céret), le Vaucluse (Avignon, Châteaurenard) et les Bouches-du-Rhône (Tarascon).

Une campagne d’affichage d’une semaine

Les deux affiches utilisées pendant cette campagne débutée ce jeudi et qui va durer une semaine portent un double message. L’une montre un animal agonisant devant un torero. L’autre reprend l’un des arguments des pro-corridas, la tradition. « Oui à la tradition, non à la corrida » proclame-t-elle en montrant un raseteur lors d’une course camarguaise (où aucune violence n’est faite au taureau), opposé à un taureau mourant. « Nombreux sont les gens qui sont allés à la corrida une fois et en sont sortis écœurés. On ne savait pas qu’il y avait encore des mises à mort nous disent-ils. », conclut la présidente.

L’alinéa 7 du Code Pénal autorise les spectacles taurins avec mise à mort lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. La culture de la corrida en France est défendue par plusieurs associations et notamment l’Observatoire national des cultures taurines, qui entend Étudier, défendre et promouvoir la culture taurine sous toutes ses formes. Au même moment, la ville de Nîmes met en valeur jusqu’au 23 octobre la tauromachie à travers une exposition consacrée à la bande-dessinée.

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