La folie divine.
La folie divine. - Farshid Moussavi

C’est un projet immobilier étonnant qui devrait sortir de terre en été 2017 dans le quartier de la Lironde, à Montpellier. La Folie divine, dont la première pierre a été posée ce mardi, sera la première des « Folies du XXIe siècle » à voir le jour.

Ce programme immobilier, lancé durant la mandature d’Hélène Mandroux (PS), avait été écourté par Philippe Saurel (divers gauche) peu après son élection. L’élue à l’urbanisme, Stéphanie Jannin, avait alors qualifié le projet de « ghettos de riches » en conseil municipal, mettant les Folies à mal.

« Des folies raisonnables »

Ces drôles de constructions trouvent leurs racines dans ces élégantes habitations, construites au XVIIIe siècle par les familles bourgeoises de Montpellier, qui venaient y passer l’été : le château d’O, Grammont ou le domaine de Méric sont d’anciennes Folies.

Seules deux des douze Folies initialement prévues ont donc été conservées : l’Arbre blanc, autre projet au design futuriste prévu d’ici le printemps 2018 sur les berges du Lez à Richter, et la Folie divine. « Ces deux constructions sont des folies raisonnables, explique Philippe Saurel. Elles sont équilibrées, s’autofinancent et ne coûtent rien à la ville. Ce ne sont pas des projets pharaoniques, mais des projets viables… »

L'arbre blanc.
L'arbre blanc. - Sou Fujimoto

Crédit : Sou Fujimoto Architects, laisné roussel, Manal Rachdi OXO Architects.

Presque tout a été vendu

Et ces deux projets suscitent l’engouement des acheteurs : 90 % de l’Arbre blanc, dont les logements se vendent en moyenne 4.900 euros le m2, ont déjà trouvé acquéreurs, et il ne reste que quatre lots libres sur la Folie divine, à 4.600 euros le m2 en moyenne.

« Il y a une très forte demande sur ce type de projet haut-de-gamme, assure un artisan, habitué à ce type de chantier, qui va œuvrer sur la Folie divine. C’est rare lorsque presque tout a été vendu alors qu’on pose la première pierre… »

Quelques appréhensions au départ

L’architecture ambitieuse de ces deux tours y est sans doute pour beaucoup. Le Japonais Sou Fujimoto, l’architecte qui a dessiné l’Arbre blanc, et l’Anglo-iranienne Farshid Moussavi, créatrice de la Folie divine, ont rendu des copies étonnantes, qui tranchent avec l’urbanisme traditionnel…

« Certains clients étaient un peu perturbés, au départ, par la forme atypique et innovante du projet, confie Fabrice Desrez, le directeur général des Nouveaux constructeurs, le promoteur qui commercialise la Folie divine. Certains avaient peur que ce soit trop rond, et que ce soit difficilement aménageable. On a tenu bon, et les appréhensions sont vite passées… Et aujourd’hui, c’est un véritable succès. »

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