Le directeur général de Total, Patrick Pouyanné, le 7 décembre 2015 à Doha
Le directeur général de Total, Patrick Pouyanné, le 7 décembre 2015 à Doha - KARIM JAAFAR AL-WATAN DOHA

Les opposants au gaz de schiste ont visiblement gagné une bataille contre Total. Des milliers de personnes, dont de nombreux élus locaux, avaient pris part à une manifestation à Barjac (Gard), le 28 février, pour réclamer l’interdiction des forages et la recherche de gaz de schiste dans le sous-sol français.

« A 30 dollars le baril de pétrole, j'ai autre chose à faire que chercher du gaz de schiste dans des endroits où l'on ne veut pas de nous », a évoqué le PDG du groupe pétrolier Patrick Pouyanné, à la tribune de l’association d'entreprises en forte croissance du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LeadeR LRMP).

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Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pourtant autorisé Total à explorer cinq départements, de Valence à Montpellier, à condition d'utiliser d'autres techniques d'exploration que la fracturation hydraulique. Mais le patron du groupe pétrolier doute de la présence de gaz de schiste dans le sous-sol français.

« Nous le faisons en Argentine, ou dans d'autres pays, mais s'agissant de la France, je n'irai pas contre la volonté politique. A dire vrai, je ne suis pas convaincu qu'il existe du gaz de schiste dans cette région », évoque-t-il de façon plus pragmatique.

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