Illustration de la prostitution en France.
Illustration de la prostitution en France. - SERGE POUZET/SIPA

Trois réseaux de prostitution, qui opéraient sur des routes départementales entre Nîmes (Gard) et Avignon (Vaucluse), avec des ramifications en Bulgarie et Roumanie, avaient été démantelés mardi dernier.

« Suite à une enquête de quinze mois, trois réseaux ont été identifiés, qui opéraient avec quelques prostituées françaises, mais surtout des prostituées roumaines et bulgares », expliquait vendredi Jean-Marc Droguet, patron de l’office central pour la répression des êtres humains (OCRTEH).

Une « maquerelle » de 85 ans !

Selon Infos-H24, la « maquerelle » en chef de cet important réseau de prostitution était la tenancière d’un hôtel de Lédenon (Gard), une petite commune de 1.380 habitants, située près de Nîmes. La proxénète présumée est âgée de… 85 ans !

Des « lieutenants » dirigeaient, eux, le réseau depuis la cellule de leur maison d’arrêt : l’un donnait ses consignes depuis la prison du Pontet (Vaucluse), où il purge une peine de 4 ans de prison pour proxénétisme aggravé, selon Infos-H24. Deux autres ont été détectés à la prison du Gasquinoy à Béziers, et l’autre au centre pénitentiaire de Nîmes…

Une dizaine d’interpellations

Une trentaine de jeunes filles ont été identifiées et ont expliqué avoir été traitées avec « une extrême violence, des menaces avec armes et des coups et blessures » par leurs souteneurs, selon Jean-Marc Droguet. Les responsables des trois réseaux se retrouvaient dans cet hôtel, où les prostituées étaient logées. « Ils se réunissaient pour organiser, entre autres, leur hégémonie sur leur territoire ».

Au total, dix hommes et deux femmes ont été interpellés en France, alors que des arrestations ont également eu lieu simultanément en Roumanie et Bulgarie.

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