Les cuves contenaient des embryons congelés.
Les cuves contenaient des embryons congelés. - N. Bonzom / Maxele Presse

Un convoi sous haute protection a traversé Montpellier ce mardi matin à l’aube, entre 6h et 6h25 : escorté par la police, un camion a transporté quelque 2.100 embryons humains congelés, de l’ancienne à la nouvelle polyclinique Saint-Roch.

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Une opération très rare, qui n’est arrivée « que deux ou trois fois en France », et qui a nécessité d’importantes précautions : « Attention : vitesse réduite, et on évite les nids-de-poule », a indiqué le Dr. Gilles Régnier-Vigouroux, biologiste à Labosud-Ocbiologie, peu avant le départ des Arceaux vers le nouveau site, dans le quartier des Grisettes.

Un millier de patientes

Pour ces embryons congelés, conservés à - 196°C, la moindre secousse un peu trop forte pourrait être fatale. « Ils sont très précieusement contenus dans de l’azote liquide, souligne le Dr. Gilles Régnier-Vigouroux, qui supervise l’opération. Si les cuves venaient à bouger un peu trop dans le camion, l’azote s’évaporerait… »

Les cuves ont été déposées dans une pièce sécurisée. - N. Bonzom/Maxele Presse

 

Une petite demi-heure après le départ du convoi, l’heure était au soulagement, à la polyclinique Saint-Roch : l’opération s’est déroulée sans accroc. Les cuves remplies d’embryons de deux à cinq jours ont pu être transférées dans une petite pièce sécurisée dans le laboratoire de Labosud. « Ce sont des embryons qui n’ont pas encore été transférés chez les patientes, reprend le biologiste. Cela correspond à environ 1.000 patientes. »

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