Montpellier: Avec son école Up To, Dell veut dénicher les Steve Jobs de demain

EMPLOI Dix-neuf élèves ont intégré l'établissement, qui propose des formations pratiques sur le secteur du numérique...

Nicolas Bonzom

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Up To.

Up To. — N. Bonzom / Maxele Presse

Dix-neuf élèves ont intégré le 18 décembre dernier Up To. Cette nouvelle école (gratuite) des métiers du numérique, lancée par Dell, qui emploie près d’un millier de personnes à Montpellier, et l’association d’accompagnement à l’emploi Face Hérault, vise, en sept mois, à former des personnes à ces métiers en plein essor sur le territoire de la métropole.

Sélectionnés via Pôle Emploi

« Nous avons l’un des écosystèmes numériques les plus performants de France, et un fort taux de création d’entreprises. Pourtant, le chômage est fort, regrette Stéphane Reboud, directeur général de Dell. C’est pour résoudre cette équation que l’école est née. »

C’est l’entreprise Simplon, spécialisée dans les formations solidaires dans le secteur, qui va guider l’apprentissage des 19 chanceux qui ont été sélectionnés, parmi quelque 400 candidatures, via Pôle Emploi, puis par speed dating.

Une formation itinérante

« C’est une formation itinérante, reprend Stéphane Reboud. Elle va se dérouler une semaine par mois chez Dell, puis dans d’autres grandes entreprises, comme Orange ou EDF, mais également dans de plus petites start-up. Cela permettra d’obtenir une vision globale du secteur. »

Les élèves, qui sont indemnisés via une prime de stage ou Pôle Emploi en fonction de leurs situations, ont des profils divers : pas besoin de diplômes ou d’expériences particulières… Chez Up To, c’est la motivation qui compte.

« Des jeunes et des moins jeunes »

« Avant d’arriver ici, j’ai essayé un BTS informatique, puis une école, explique Brice. Mais le côté académique et très théorique ne m’a pas plu. Ce qui m’intéresse ici, c’est que ce sont des enseignements très pratiques… Et il y a des experts, des débutants, des jeunes, et des moins jeunes. »

De son côté, Jean-Luc, 53 ans, vient du dessin industriel. Il y a deux ans, son entreprise a coulé. Avec Up To, il cherche à rebondir. « On apprend en groupe, on s’entraide, souligne-t-il. Le caractère social du projet me plaît… » L’aventure de la première promotion s’arrêtera avant l’été. Avec un objectif : l’emploi.