Corrida: un procès sous haute tension débute jeudi à Nîmes
Corrida: un procès sous haute tension débute jeudi à Nîmes - Patrick Valasseris, Laurence de Suremain AFPTV

Après une première journée marquée par les dénégations maladroites des 18 aficionados accusés de violences commises contre des militants anti-corrida en 2011, dans les arènes gardoises de Rodilhan, l’heure était ce vendredi aux réquisitions. Le procureur du tribunal correctionnel de Nîmes, Alexandre Rossi, a réclamé des peines allant de 400 euros d’amende à six mois de prison ferme.

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En reprenant le cas de chacun des prévenus, il a distingué « les plus virulents », notamment ceux qui ont eu « la volonté de blesser » avec une lance anti-incendie placée « à bout touchant » sur la tête d’un manifestant anti-corrida entravé. Une peine de 1000 euros d’amende a notamment été requise à l’encontre du maire de Rodilhan Serge Reder, présent dans les arènes ce 8 octobre 2011.

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Seul prévenu parmi les anti-corrida, Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anti-corrida (Crac Europe), est passible d’une peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis et 2.000 euros d’amende, en tant qu’organisateur d’une manifestation non autorisée.

Dans son réquisitoire, le procureur a fustigé des aficionados qui n’ont cessé au cours du procès « de minimiser, de banaliser, voire de justifier ou de nier » leurs actions « hyper violentes » et « intolérables ». « Vous avez dû leur extorquer des regrets, M. le président », a-t-il dit à Jean-Pierre Bandiera, soulignant la « décontraction » du maire de Rodilhan lors de sa comparution.

Une peine de 1000 euros d’amende a été requise contre le maire de Rodilhan (photo AFP)

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