Deux hommes ont été interpellés pour viol aggravé dans la nuit de dimanche à lundi à Perpignan après avoir diffusé une vidéo des faits sur les réseaux sociaux
Deux hommes ont été interpellés pour viol aggravé dans la nuit de dimanche à lundi à Perpignan après avoir diffusé une vidéo des faits sur les réseaux sociaux - Capture d'écran

Le parquet a ouvert ce mardi une information judiciaire aux chefs de viol en réunion, enregistrement et diffusion d’images d’un viol en réunion et atteinte à la vie privée. Il a demandé la mise en examen des deux hommes soupçonnés de viol sur une jeune femme de 19 ans, dans l’affaire de la vidéo diffusée sur Snapchat et les réseaux sociaux.

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La qualification des faits est contestée par Françoise Nogues, l’avocate de l’un des prévenus. La défenseur de celui qui est présenté comme le petit ami de la victime présumée évoque «un libertinage poussé entre adultes consentants et avertis. Il ne s’agit absolument pas d’un viol, ces faits ne sont pas répréhensibles au sens juridique du terme».

Le procureur de la République de Perpignan, Achille Kiriakides, a confirmé de son côté que la jeune femme n’avait « toujours pas déposé plainte ». Selon plusieurs sources, elle n’aurait pas l’intention de le faire, évoquant des rapports consentis. L’absence de ce dépôt de plainte n’a toutefois pas empêché la mise en examen des deux prévenus. «Le film n'a pas été fait avec le téléphone de mon client, reprend Françoise Nogues. Ce n'est pas lui qui a filmé. Le film a été diffusé sur Snapchat à un cercle restreint de personnes. Il n'avait pas la vocation à être diffusé sur Facebook. On fait de mon client le bouc émissaire d'un dysfonctionnement d'internet.»

Ils évoquent des rapports consentis

L’enquête a déterminé que les trois personnes se connaissaient et s’étaient retrouvées pour « faire la fête ». Compte tenu du contexte d’alcoolisation et de drogue lors de cette soirée, de la brutalité des rapports et de l’attitude de la jeune femme qui semble totalement hagarde sur la vidéo, « les expertises médicales, informatiques, toxicologiques et psychologiques [devront permettre] de déterminer si ces relations ont été intégralement et librement consenties », conclut Achille Kiriakides.

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