Ligue 1: Montpellier pris en flagrant délit de melonite aigüe

FOOTBALL Apathiques et suffisants, les Montpelliérains ont été punis par une courageuse équipe d’Ajaccio, bien organisée. La route vers le maintien ne sera pas de tout repos…

Jerome Diesnis

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Jonas Martin et le MHSC ont souffert contre des Corses plus volontaires.

Jonas Martin et le MHSC ont souffert contre des Corses plus volontaires. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Sitôt passés les effluves de la victoire à Lyon, Laurent Nicollin et Rolland Courbis avaient prévenu leurs ouailles contre tout risque d’assouplissement. Les Montpelliérains l’ont-ils joué trop facile contre Ajaccio (0-2), l’autre équipe en forme du moment dans le deuxième championnat de France (celui sans Paris) ? On a franchement tendance à le penser.

Les Héraultais ont mis une mi-temps à rentrer dans leur match. Quarante-cinq minutes pépères, jouées sur un rythme de sénateur. Le problème, c’est que les Corses en avaient profité pour ouvrir le score. Une passe en profondeur sans contrôle d’Amos Youga pour Jacques Zoua. Et boum.

Tant de dribbles superflus !

Un but simple et limpide dans sa construction. À l’opposé de ce que fut le jeu de Montpellier, empêtré dans sa suffisance, à l’image des dribbles superflus de Ryad Boudebouz, 30 ballons perdus au final, les appels en marchant de Bryan Dabo.

Quand l’équipe s’est réveillée, c’était trop tard… d’autant que les Insulaires avaient entre-temps doublé la marque, sur contre. Avec encore Zoua dans le coup, pour Mohamed Larbi auteur d’un centre en retrait parfait pour John Tshibumbu (74e). Solides derrière, propres et rapides devant. Forcément, à l’extérieur et lorsque l’on mène, c’est plus simple. Mais c’est exactement ce que Montpellier fut incapable de réaliser.

L’entrée de Souleymane Camara, auteur de deux têtes captées par Paul-André Guérin, la frappe à côté de Boudebouz ou l’occasion ratée de Casimir Ninga furent trop tardives pour attiser des regrets. L’opération maintien se conjugue toujours au présent pour Montpellier.