Claire Lavogez n’est pas seule. Au sein de l’équipe de France en quête d’un sacre mondial au Canada, sept footballeuses sont passées au cours de leur carrière par le MHSC (encadré). Quand le milieu ne connaissait pas encore les agents ni les contrats fédéraux, Montpellier a bouleversé le football féminin en France, en cherchant à le professionnaliser.

Bien sûr, le foot au féminin existait avant lui. Mais dans la structure d'encadrement, l'intensité et les méthodes d'entraînement, il lui a fourni des moyens semblables à ceux de son centre de formation. «Louis Nicollin a été visionnaire et pertinent», reconnaissait Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, en 2012.

Quand Loulou répond à l’appel de Mémé

Lorsqu’Aimé Jacquet, alors DTN, demande aux clubs pros masculins de «se doter d’une section féminine pour développer la pratique», le président de Montpellier fut l’un des seuls à jouer le jeu en intégrant le club de Montpellier-Le Crès. «Il a été extraordinaire», se souvient Sydney Biton, responsable de la section féminine des années durant. «Il proposait des emplois ou des aides aux filles».

Les Abily, Bompastor, Lattaf et d'autres après elles sont ensuite parties à Lyon quand Aulas a appliqué une autre dimension financière. Double champion de France, Montpellier ne joue plus dans la même cour, mais reste une valeur sûre de la discipline, soutenue notamment à son tour par le président délégué Laurent Nicollin. Dans différentes équipes nationales, quatre Montpelliéraines sont ainsi présentes au Canada.

Sept filles en Bleu

Céline Deville, Louisa Necib, Claire Lavogez, Marie-Laure Délie, Camille Abily, Élise Bussaglia et Elodie Thomis, qui figurent parmi les 23 Bleues au Canada, portent ou ont porté le maillot du MHSC.