Yoann Fréget.
Yoann Fréget. - Emmanuelle Fréget / emmafreget. com

Yoann Fréget est de retour dans «sa» ville. La ville où tout a été possible, où il a construit son amour pour le chant. L’artiste, vainqueur de la deuxième saison de «The Voice» (TF1), est en concert ce jeudi (20h30) à Victoire 2, à Saint-Jean-de-Védas, pour fêter les vingt ans de scène de Marianne Aya Omac, bien connue des amateurs de musique à Montpellier. 20 Minutes en a profité pour recueillir ses confidences, deux ans après sa victoire.

Revenir à Montpellier, c’est toujours un plaisir pour vous?

Je suis très content. Marianne Aya Omac, c’est vraiment elle qui m’a fait découvrir l’univers du gospel quand j’avais 15 ans. Et puis, Victoire 2, c’est aussi la toute première grosse scène que j’ai faite lorsque j’avais 16 ans. C’est donc très symbolique pour moi… C'est beaucoup d'émotion. Et je vous l’annonce en exclusivité: je chanterai, avec mes dix musiciens, sur la place de la Comédie, le 21 juin, pour la fête de la musique, à partir de 23h. Le maire m’a invité. Ce sera aussi un très beau moment, je pense.

Ça a été difficile d’exister pour vous, après l’émission malgré votre victoire? La production et la maison de disques ne vous ont pas beaucoup soutenu…

J’ai fait la promotion de mon album avec seulement l’aide de mon manager et mon attachée de presse, et non pas avec le soutien de ceux qui auraient dû… Donc, ça m’a pris beaucoup de temps. Ces gens-là [la production de l’émission et la maison de disques] ne respectent absolument pas le public. Ils ont leurs projections mentales sur ce qu’ils voudraient façonner, mais l’avis du public, apparemment, ça ne les intéresse pas. Ce n’est pas la première fois que l’on fait ce constat-là. Cela fait des années que l’on voit des gens qui remportent des télé-crochets, où des millions de gens votent pour eux, et derrière, la promotion ne suit pas. La promotion suit, mais pour d’autres candidats, qui, eux, étaient façonnés comme ils l’entendaient… C’est un manque de respect pour le public. Cela rend les choses difficiles, lorsqu’on n’a pas la promotion qu’on nous a promise. Heureusement, mon public a été là, et je les remercie…

Vous avez regardé les saisons suivantes de «The Voice», quand même ?

Pas du tout, je n’ai pas du tout regardé.

Vous avez un album en préparation…

Je prépare effectivement un album, avec les États-Unis. Je ressens vraiment le besoin de revenir vers de la soul, du gospel et du groove, sans nécessairement rentrer dans les toutes petites cases dans lesquelles on aurait aimé me faire rentrer. Il y aura de très belles collaborations, avec des personnes influentes de la musique afro-américaine, notamment des gens qui ont travaillé avec James Brown. En France, le groove de la pop n’existe pas. Quand on fait de la pop, ça devient de la soupe, la plupart du temps, même s’il y a beaucoup d’artistes qui ont du talent. Je veux utiliser toutes mes influences pour faire la musique que j’aime.

Et cette notoriété, comment la vivez-vous?

Les gens me rendent ce que je leur donne. Mon but a toujours été de toucher leurs cœurs, de donner de la paix… Le public qui me suit est très respectueux. Je fais ça pour ça, pour le partage, le dialogue. Je suis très reconnaissant de ça.

Rendez-vous ce jeudi (20h30) à Victoire 2 avec, autour de Marianne Aya Omac: Yoann Fréget, Ginkobiloba, Marcel Muller et Marius Welker, le Trio Zéphyr et les choristes du Chœur de la Buèges. Tarifs: de 16,80 euros à 21,80 euros.

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