Montpellier: Un dictionnaire en ligne pour traduire les hiéroglyphes en français

RECHERCHE L'outil Véga, entièrement fabriqué à Montpellier, permet, pour la première fois, de percer en quelques secondes les secrets du vocabulaire de l'Egypte ancienne...

Nicolas Bonzom

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Véga permet de traduire les hiéroglyphes en français.

Véga permet de traduire les hiéroglyphes en français. — Véga / Intactile Design

Véga est une révolution. Ce dictionnaire en ligne déchiffre les hiéroglyphes égyptiens et traduit leur signification en français. Et si actuellement, la traduction d’un texte hiéroglyphique peut prendre plusieurs semaines, voire des mois, avec Véga, elle sera faite en seulement quelques heures. Ce bijou de technologie, 100 % montpelliérain, a été présenté pour la première fois ce mercredi, sur le site Saint-Charles de l’université Paul-Valéry, à Montpellier. Porté par le LabEx Archimede, et Intactile Design, entreprise spécialisée dans le numérique, Véga a nécessité près de cinq ans de travail.

Un outil de référence


«Jusqu’à la 1ère Guerre Mondiale, les chercheurs avaient, à leur disposition, des outils rudimentaires, pour déchiffrer les hiéroglyphes, explique Frédéric Servajean, responsable de Véga et professeur d’égyptologie à l’université Paul-Valéry. Puis est arrivé le dictionnaire de Berlin, un ouvrage monumental, en cinq volumes. Pour traduire un texte, le chercheur était obligé de parcourir un tas de livres. Un travail très fastidieux et générateur d’erreurs...»

Avec Véga, qui veut s’imposer comme l’outil de référence des égyptologues dans le monde, la traduction est considérablement simplifiée. L’utilisateur, qui souhaite connaître la signification d’une suite de symboles, rentre dans le logiciel sa translittération (une lettre pour un symbole): par exemple, «i» pour une plume suivie de «A» pour un aigle. Le logiciel donne, aussitôt, sa traduction en français. Le logiciel, qui sera sans cesse actualisé, devrait être ouvert aux étudiants, aux chercheurs, mais également aux passionnés d’égyptologie d’ici la fin 2015. En attendant, le LabEx s’affaire à rentrer le maximum de mots...