Jérôme Diesnis

«Cette année, 1 200 nids ont été détruits et pourtant les frelons asiatiques sont toujours plus nombreux. » Ce cri d'alarme n'est pas tiré par un apiculteur de l'Hérault, mais par ceux qui, depuis 2004 et l'importation accidentelle de l'espèce, sont dans la tourmente. Frédéric Wielezynski est le président du syndicat des Apiculteurs de la Gironde et d'Aquitaine. Et ce qu'il vit dans le Sud-Ouest, où les abeilles sont décimées par cet insecte, arrive dans la région. Ici comme ailleurs, l'espère prolifère, faute de prédateur.

Nombreux le long du Lez


Dans l'Hérault, les premiers frelons asiatiques ont été signalés en 2007. Aujourd'hui, ils sont partout. « La plus forte concentration se trouve le long des rivières de l'Orb et du Lez, souligne Mireille Pons, vice-présidente du groupement sanitaire de l'Hérault. On assiste à de plus en plus d'attaques de ruches. » Castelnau, Castries, Vendargues... les apiculteurs de l'agglomération ont signalé la présence de l'insecte, classé danger sanitaire de deuxième catégorie, depuis le 28 décembre. Insuffisant pour Frédéric Wielezynski : « C'est une reconnaissance sans les moyens. Aux bénévoles de se débrouiller seuls ! » A Tours, des chercheurs se penchent sur les phéromones pour adapter les pièges. En attendant, les solutions restent empiriques. « Dans l'Hérault, des pièges capturent jusqu'à 100 frelons par jour. », reprend Mireille Pons. Leur nombre est pourtant toujours plus important. .

■ Allô, les pompiers ?

Les pompiers de l'Hérault interviennent « s'il y a urgence et si l'état de nécessité nous portent à intervenir dans les meilleurs délais, explique-t-on au Sdis. Sinon, nous invitons les personnes à contacter des entreprises dont c'est l'activité. »