Tunisie: Revivez les événements de ce vendredi, où près d'1.4 million de manifestants étaient dans les rues de Tunis

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Publié le 8 février 2013.

LIVE - L'évolution de la situation en Tunisie tout au long de la journée...

 

18h15: Ce live est à présent terminé, merci à tous de nous avoir suivi.

18h: Les principales informations de la journée:

- La mobilisation pour les obsèques de Chokri Belaïd a été historique. Le ministère de l'Intérieur tunisien a même évoqué le chiffre de 1.4 million de personnes présentes dans les rues de Tunis, scandant des slogans hostiles aux islamistes au pouvoir.

- La journée s'est passée sous la tension avec des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre dans l'après-midi afin de disperser la foule.

- Des manifestations se sont déroulées dans d'autres villes tunisiennes, notamment Gafsa.

>> Lire ici notre article sur les événements de vendredi

 17h50: L'AFP diffuse une vidéo de la «marée humaine» à Tunis cet après-midi

17h50: Si la situation est calme avenue Bourguiba, la tension reste présente dans les rues de Tunis.

 

17h25: De nouveaux tirs de gaz lacrymogène auraient lieu avenue Bourguiba, à Tunis, après l'enterrement de Chokri Belaïd, d'après des témoignages sur les réseaux sociaux.

16h40: Les compétitions de football, handball et volleyball sont annulées jusqu'au mercredi 13 février selon le site internet Tunisie14.tn

 

16h27: L' homme politique tunisien d'extrême gauche Hamma Hammami porte parole du Front Populaire, ami de Chokri Belaïd lui rend hommage: «Tu n’es pas mort Chokri. Tu resteras vivant pour tous les libres du monde. Nous ne te trahirons pas.»

16h10: Le corps de Chokri Belaïd a été mis en terre dans le cimetière d'El-Jellaz, à Tunis.

15.58: Le chiffre de 1.400.000 participants au cortège circule sur les réseaux sociaux, un chiffre impressionnant alors que la Tunisie compte 11.000.000 d'habitants.

 

 

 

15h20: Des militaires ont été déployés dans les villes de Zarzis, au sud, point chaud près de la frontière libyenne, Gafsa dans le centre et  Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, selon l'AFP. Dans ces villes, des centaines de personnes défilaient en scandant «Assassins» et «Chokri repose toi, on continuera ton combat». A Gafsa, quelques heurts ont opposé policiers et manifestants. 

 

15h05: Retour au calme sur l'avenue Habib Bourguiba à Tunis

Les gens quittent le cimetière, les yeux qui brûlent twitter.com/EliseDeleve/st…

 

14h50: Le portail communautaire Le Tuniscope poste une vidéo où l'on peut vraisemblablement observer des délinquant autour du cimetière. D'après le site Internet, le ministre tunisien de l'Intérieur Ali Laarayedh a affirmé que de nouveaux éléments ont été découverts au sujet de l'assassinat de Chokri Belaïd. 

14h45: Le cercueil est entré dans le cimetière, «sous les applaudissements de la foule qui scande : “Ô martyr avec notre âme et notre sang nous nous battrons pour toi!” et qui entonne ensuite l’hymne national», relate le site internet Nawaat.

 

14h36: Les hélicopères survolent le cimetière pendant l'enterrement de Chokri Belaïd.

 

 

14h24: «La police ne cesse de se déchaîner dans le centre de Tunis», témoigne sur son blog l'écrivain et journaliste Benoît Delmas.
«Des voltigeurs, des civils armés de tasers et bouts de bois frappent au hasard. Mon cameraman Ghassem Gacem a été pris a parti par l'un d'entre qu'il avait filmé en train de tabasser un journaliste».


 

14h20: La police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants, après avoir tout d'abord tiré des coups de feu en l'air pour disperser des bandes de jeunes qui s'en prenaient à des véhicules dans le quartier, précise Reuters.

14h20: Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, a confirmé ce déroulement des faits à la télévision publique, d'après l'AFP.
La police a aussi pourchassé à coup de matraques et de gaz des jeunes manifestants qui scandaient Dégage, dégage sur l'avenue Habib Bourguiba et dans les rues voisines du centre ville de Tunis, épicentre dans la capitale des manifestations et des violences qui ont coûté la vie à un policier ces derniers jours.
Un impressionnant dispositif de sécurité y était déployé, avec des militaires, des unités anti-émeutes casquées ainsi que des hommes en civil cagoulés et armés de bâtons.

14h10: Des heurts éclatent à Tunis entre la police et la foule confirme Reuters. L'agence confirme que les violences ont lieu en marge des obsèques de Chokri Belaïd selon des témoins.

 

14h: La police a tiré des gaz lacrymogènes sur des dizaines de manifestants dans le centre de Tunis ainsi que des casseurs aux abords du cimetière où l'opposant Chokri Belaïd doit être inhumé vendredi, ont constaté les journalistes de l'AFP.
Des groupes de casseurs ont voulu attaquer des voitures face au cimetière et la police les a dispersés avec du gaz lacrymogène provoquant un bref mouvement de panique. La police a aussi pourchassé à coup de matraque et de gaz des jeunes manifestants scandant dégage, dégage sur l'avenue Habib Bourguiba.

13h55: D'après l'association Al Bawsala, la police a tenté plusieurs fois de disperser la foule à l'extérieur du cimetière, notamment à l'aide de taser.

 

13h50: VIDÉO: La veuve de Chokri Belaïd a témoigné sur BFMTV, «Je ne peux être que contente de ce qui se passe» a salué Besma Khalfaoui, qui a aussi accusé le gouvernement de l'assassinat de son mari.

13h35: Quelques heurts commenceraient à éclater autour du cimetière. D'après la chaîne de télévision Nessma TV, des fauteurs de troubles se trouvent à proximité du cimetière. Des voitures garées sur un parking auraient été pillées. Des informations qui concordent avec les témoignages sur Twitter:

13h15: A Gafsa, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des opposants, selon Reuters.
Les manifestants de cette ville minière du sud de la Tunisie ont jeté des pierres et des engins incendiaires contre les forces de l'ordre.

13h10: La dépouille de Chokri Belaïd est en train d'arriver au cimetière, d'après les témoins sur place.


13h: La députée PS Elisabeth Guigou a annoncé la mise en place d'une mission sur les révolutions arabes par la commission des Affaires étrangères. Elle sera composée de députés de la majorité et de l'opposition.
L'élue de Seine-Saint-Denis a indiqué que des députés avaient prévu de se rendre en Tunisie la semaine prochaine.
«Nous allons faire une évaluation et nous irons probablement en Tunisie sans tarder», a affirmé la présidente de la commission des Affaires étrangères sur France2.
«Cet assassinat a cristallisé tout ce qui ne va pas en Tunisie : il n'y a pas de constitution», mais outre «la paralysie politique, la situation économique et sociale s'est considérablement aggravée» a-t-elle dit.

 

12h55: Des vidéos de la manifestations circulent sur Internet. La foule porte des portraits de Chokri Belaïd.


12h45: Des dizaines de milliers de Tunisiens sont dans la rue, d'après Reuters, scandant des slogans anti-islamistes.

12h40: Les avocats sont présents pour un dernier hommage à leur confrère.

12h39: La foule arrive dans le cimetière aux cris de «A bas les tortionnaires du peuple, à bas les Frères» et «Le peuple veut la chute du regime» d'après une journaliste sur place.

12h35: Sur place, la veuve de Chokri Belaïd fait le signe de la victoire, selon des témoins sur place

12h30: Plusieurs chaînes de télévision, dont la chaîne nationale, retransmettent en direct les funérailles nationales de Chokri Belaïd, selon le journal francophone le Courrier de l'Atlas. «La levée du corps a eu lieu il y a quelques instants à Jebel Jelloud, quartier ouvrir au sud de Tunis où le défunt avait passé son enfance, dans une intense émotion populaire. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont agglutinées autour du véhicule militaire qui transporte le cercueil» selon le journal.


12h15: De nombreux slogans sont rapportés par les témoins: «Ghannouchi, assassin, criminel», «La Tunisie est libre, terrorisme dehors», selon Reuters.

12h10: Le président du paryi islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, aurait souhaité assister aux obsèques de Chokri Belaïd. Ennahda a démenti toute implication dans ce meurtre mais des manifestants ont incendié dans plusieurs villes des locaux du parti que beaucoup considèrent comme responsable.

12h00: Des centaines de personnes se massent le long du trajet en attendant le cortège constate le correspondant de France24 sur place.

 

 11h50: Le cercueil de Chokri Belaïd quitte la Maison de la Culture

11h40: Comme annoncé plus tôt Tunis Air confirme l'annulation de tous ses vols vendredi en raison de l'appel à la grève générale annonce Reuters.
Selon des sources aéroportuaires au Caire, la compagnie EgyptAir a cependant également annulé ses deux vols programmés vendredi.

11h30: La foule est estimée à 5.000 personnes d'après l'AFP. Les manifestants étaient 3.000 il y a une heure.

 11h15: Tous les vols à partir et à destination de la Tunisie sont annulés apprend-on auprès de sources aéroportuaires et de l'AFP.

 

10h50: Les funérailles de Chokri Belaïd sont prévues en début d'après-midi. Son cercueil, couvert de fleurs, est exposé à la Maison de la culture de Tunis où se sont réunis les manifestants. Le cortège rejoindra le cimetière d'El-Jellaz où Chokri Belaïd sera enterré.

10h40: Des milliers de personnes sont rassemblées pour assister aux funérailles de Chokri Belaïd, d'après l'AFP. La marche commence.

 10h35: L'armée encadre la foule qui se réunit

 

 10h20: Des portraits de Chokri Belaïd dans le centre-ville de Tunis

10h10:  A Gafsa, un policier tabassé est dans le coma ce matin.
Le policier a été battu à mort dans la nuit par de jeunes manifestants. Le fonctionnaire, hospitalisé, est en réanimation à Gafsa et se trouve dans le coma selon des sources médicales et policières.


9h43: L'armée se déploie sur l'avenue Bourguiba




9h30: Les transports tunisois au ralenti
L'aéroport de Tunis-Carthage est ouvert ce vendredi,mais le trafic y est très perturbé. Un grand nombre de vols ont été annulés.
Dans Tunis, le tramway fonctionne, mais les rames sont très vides par rapport à la normale.

9h22: Le portrait de Chokri Belaïd placardé dans Tunis






9h10: Tous les commerces fermés avenue Bourguiba
Sur Twitter, un Tunisois explique que «tous les commerces sont fermés» sur l'avenue Bourguiba, et que les barbelés sont de retour face au ministère de l'Intérieur.


8h35: Face aux risques d'instabilité, l'ambassade de France a appelé ses ressortissants en Tunisie à la prudence
Face au risque d'instabilité, l'ambassade de France a appelé jeudi ses 25 000 ressortissants en Tunisie à la prudence et a annoncé la fermeture des écoles françaises (plus de 7000 élèves concernés) vendredi et samedi. Le ministère tunisien de l'Enseignement supérieur a parallèlement décidé la fermeture des universités de vendredi à lundi.

8h30: L'UGTT appelle à la grève ce vendredi
La puissante centrale syndicale UGTT (500.000 membres) a appelé à une grève générale ce vendredi. La dernière grève générale avait duré deux heures le 14 janvier 2011 et avait mené à la chute du régime de Ben Ali.

La Tunisie risque de s'enfoncer un peu plus dans la crise politique ce vendredi, avec un appel à la grève générale et à des manifestations à l'occasion des funérailles de Chokri Belaïd, dirigeant influent de l'opposition assassiné mercredi.

La mort de l'avocat de 49 ans, blessé par balles devant son domicile, a enflammé la rue tunisienne avec des milliers de personnes manifestant dans la capitale Tunis ainsi que dans plusieurs autres villes du pays. Pour tenter d'apaiser les tensions, le Premier ministre islamiste Hamdi Jebali a prononcé la dissolution du gouvernement et annoncé la constitution d'un cabinet de technocrates jusqu'à la tenue d'élections anticipées. Le parti Ennahda au pouvoir, dont Jebali est issu, a refusé cette mesure qui attend d'être approuvée par le parlement.

Le désordre civil risque de s'accroître

La proposition de Jebali a été rejetée par les trois partis de la coalition au pouvoir mais également par une partie de l'opposition, tous demandant à être consultés avant une quelconque décision. «Dans la probable éventualité où il n'y aura pas d'accord, le désordre civil va s'accroître pour atteindre un niveau que la police ne pourra plus contenir», estime Firas Abi Ali, membre d'un think tank londonien. «Si les troubles se poursuivent pendant plus de deux semaines, l'armée rechignera peut-être à s'engager et à soutenir un gouvernement technocratique ainsi que des élections à une nouvelle Assemblée constituante», a-t-il estimé.

La Tunisie ne s'est toujours pas dotée d'une nouvelle Constitution et les violences pourraient encore aggraver une situation économique fragile dépendant largement du tourisme.

B.D. et A.D. avec agences
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