Syrie: Les rebelles à l'attaque... Les «zones de sécurité» font encore débat...

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Publié le 1 septembre 2012.

MOYEN-ORIENT - Alors que les combats s'intensifient, Ankara réclame la mise en place de zones pour protéger les émigrants syriens...

Les rebelles ont attaqué un aéroport militaire dans l'est de la Syrie samedi, selon l'OSDH, frappant à son tour une force aérienne sur laquelle compte de plus en plus Bachar al-Assad pour écraser la rébellion.

Les frappes aériennes s'intensifient

Les insurgés ont occupé un bâtiment de la défense aérienne dans la région productrice de pétrole de Daïr az Zour samedi dans la matinée, s'emparant d'au moins 16 personnes et d'un nombre indéterminé de missiles anti-aériens, a déclaré Rami Abdulrahman, de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, organe basé à Londres et proche de l'opposition.

Les insurgés ont également attaqué sans succès la base militaire de Hamdan, à Albou Kamal, ville proche de la frontière irakienne, a-t-il ajouté. Ces événements interviennent après les attaques insurgées contre les aéroports militaires situés près d'Alep et d'Idlib, près de la frontière turque. Les forces gouvernementales ont intensifié leurs frappes aériennes dans les régions aux mains des rebelles, bombardant des positions rebelles et des villes du nord telles que Azaz et Anadan, accentuant les vagues d'immigration dans les pays voisins.

Ankara réclame des «zones de sécurité»

Le nombre de réfugiés syriens enregistré en Turquie et en Jordanie a en effet largement augmenté ces derniers temps, dépassant 150.000 depuis le début de la révolte en mars 2011, selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Ces vagues d'immigration ont relancé les demandes d'Ankara d'établir des «zones de sécurité» sur le territoire syrien, appels ignorés par un Conseil de sécurité de l'ONU divisé -la Chine et la Russie s'opposant à toute intervention extérieure- et un Occident frileux à l'idée de déployer les forces militaires nécessaires à la sécurisation de ces zones.

Ankara compte cependant remettre le sujet sur la table lors de l'Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra courant septembre, a-t-on appris de sources proches du gouvernement turc, la réunion ministérielle qui s'est tenue au siège new-yorkais des Nations unies jeudi sous la présidence française n'ayant débouché sur aucune résolution ou communiqué.

Reuters
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