Le conflit s'étend à Damas, les rebelles annoncent une offensive d'envergure

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Publié le 17 juillet 2012.

SYRIE - La violence escalade dans la capitale du pays, désormais considéré par la Croix-Rouge comme étant en guerre civile...

Les rebelles syriens ont annoncé le lancement d'une opération d'envergure contre les forces fidèles au régime, dans une nouvelle escalade du conflit qui a désormais atteint la capitale Damas, toujours en proie à des combats ce mardi.

Les hélicoptères interviennent... et tombent

Les rebelles ont affirmé contrôler deux quartiers, Midane et Tadamoun, dans le sud et l'est de la capitale à la mi-journée, et des tirs nourris d'armes automatiques étaient entendus ce mardi au coeur de Damas. Des hélicoptères sont entrés pour la première fois en action dans la nuit et ont mitraillé le quartier de Qaboun (est), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les insurgés ont d'ailleurs annoncé mardi avoir abattu un hélicoptère de combat au-dessus du quartier de Kaboun. «Des hélicoptères nous survolent à basse altitude. Il est facile de leur tirer dessus avec des armes antiaériennes», a déclaré à Reuters un responsable des insurgés.

Un militant qui se fait appeler Abou Moussab a affirmé à l'AFP que «l'armée a essayé de pénétrer dans Midane mais les (rebelles) de l'Armée syrienne libre (ASL) l'ont stoppée. Donc les soldats ont intensifié les bombardements». «Ils tirent sur tout et viennent de détruire la mosquée Ghazwat Badr», a-t-il ajouté faisant état de nombreux blessés et "du manque de médecins pour les soigner». «Le régime (d'Assad) qui s'effondre devient fou», assure-t-il.

Lancement d'une opération «de grande envergure» sur le terrain

Sur le front diplomatique, le médiateur international Kofi Annan doit rencontrer à Moscou Vladimir Poutine. Ce dernier a, selon la presse russe, fixé à ses diplomates une ligne dure sur la Syrie, plaçant Russes et Occidentaux au seuil d'une confrontation aiguë sur le sujet. L'ONU s'efforce de faire pression également sur Pékin et le secrétaire général Ban Ki-moon s'entretiendra mercredi avec le président Hu Jintao lors de pourparlers qui devraient être dominés par la question syrienne.

Sur le terrain, l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils armés, a annoncé lundi soir le lancement d'une opération «de grande envergure». Baptisée «le volcan de Damas et les séismes de Syrie», elle prévoit des attaques systématiques de tous les postes de contrôle du pays, des coupures des grands axes routiers afin de paralyser l'armée du régime et de nouvelles défections.

Damas, «bataille décisive»?

Cette annonce est intervenue au moment où la capitale est secouée par des violences depuis dimanche soir dans ce que l'opposition a qualifié de «tournant» dans la révolte lancée il y a 16 mois contre le régime du président Bachar al-Assad. Damas était jusqu'à présent ultra-sécurisée et contrôlée principalement par la quatrième division du premier corps d'armée dirigée par Maher al-Assad, le frère du chef de l'Etat.

Les Frères musulmans, influente composante de l'opposition syrienne, ont appelé les Syriens à soutenir les rebelles dans la «bataille décisive» de Damas. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a estimé que la Syrie était désormais en situation de guerre civile, et des vidéos de militants ont montré de véritables scènes de guerre à Damas, avec des hommes en train de tirer des RPG derrière des sacs de sable.

La répression et les combats ont fait 149 morts lundi, dont 82 civils, 41 soldats et 26 rebelles, selon l'OSDH. Le bilan le plus lourd a été enregistré selon cette ONG dans la ville de Hama (centre), où 33 civils ont péri dans des tirs et des combats dans le quartier de Hamidiyé.

Avec agences
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