Réunion sur la Syrie à Paris: Hollande appelle l'ONU à agir «le plus vite possible»

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Publié le 6 juillet 2012.

DIPLOMATIE - Pour soutenir le plan de Kofi Annan et contraindre Bachar al-Assad à quitter le pouvoir...

Le président François Hollande a mis l'accent vendredi, lors de la réunion des Amis de la Syrie, sur le bilan dans ce pays «terrible et insupportable pour la conscience humaine et la sécurité», pour appeler l'ONU à agir «le plus vite possible» afin de soutenir le plan de Kofi Annan.

S'exprimant en ouverture de cette réunion, le chef de l'Etat a fait valoir que «la situation était d'autant plus dangereuse que le régime n'a d'autre stratégie que l'escalade», et a demandé aux participants «d'encourager le Conseil de sécurité» de l'ONU «à prendre le plus vite possible des dispositions pour mieux soutenir le plan de sortie de crise» de Kofi Annan.

«Le plan Annan reste le moyen le plus sûr de faire cesser les violences»

A cet égard, il a appelé la centaine de pays occidentaux et arabes réunis à Paris à prendre «cinq engagements» dont «le refus de toute impunité pour les crimes», «l'application réelle et effective» de sanctions économiques et financières, «le renforcement» du soutien à l'opposition «en lui fournissant des moyens de communication».

«Le plan Annan, a-t-il plaidé, reste le moyen le plus sûr de faire cesser les violences et de mettre en oeuvre une transition politique maîtrisée».

La réunion de Genève, a-t-il dit, «constitue un pas dans la bonne direction», et ce «pas vers un engagement sincère de tous les participants à soutenir le principe d'une transition politique et les moyens d'y parvenir, y compris en prenant des mesures fortes. Nous n'y sommes pas encore mais nous progressons».

«Bachar al-Assad doit partir»

A l'adresse de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'oppose à toute intervention internationale contre le régime de Bachar al-Assad, François Hollande a fait valoir qu'il n'était «plus contestable que cette crise-là (était) devenue une menace pour la paix et la sécurité internationale».

«Il faut donc en tirer les conséquences. Bachar al-Assad doit partir. Un gouvernement de transition doit être constitué. C'est l'intérêt de tous», a-t-il lancé.

«A ceux qui soutiennent aussi que le régime de Bachar al-Assad, aussi détestable soit-il, peut permettre d'éviter le chaos, je veux leur dire qu'ils auront et le régime le plus détestable et le chaos. Et ce chaos menacera leurs intérêts», a affirmé le président français.

François Hollande a réaffirmé en outre que la France apportait «tout son soutien» aux militants de l'opposition syrienne, «courageux, déterminés et fiers qui ont pris leur destin en main».

© 2012 AFP
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