La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton se rend jeudi à Paris pour assister vendredi à une réunion internationale sur la Syrie censée discuter du sort du président Bachar al-Assad, une conférence boycottée par la Russie et la Chine.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton se rend jeudi à Paris pour assister vendredi à une réunion internationale sur la Syrie censée discuter du sort du président Bachar al-Assad, une conférence boycottée par la Russie et la Chine. - Fabrice Coffrini afp.com

© 2012 AFP

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton se rend jeudi à Paris pour assister vendredi à une réunion internationale sur la Syrie censée discuter du sort du président Bachar al-Assad, une conférence boycottée par la Russie et la Chine.

Cette conférence des Amis du peuple syrien regroupera plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales et de représentants de l'opposition syrienne, après 16 mois de conflit qui ont fait plus 16.500 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

La réunion, qui en est à sa troisième édition après Tunis en février et Istanbul en avril, sera ouverte par le président français François Hollande: elle doit réaffirmer sa "condamnation de la répression" et annoncer "des choses concrètes" pour faire pression sur le régime, soutenir la population et l'opposition.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault s'est réjoui mercredi de la participation de Mme Clinton, soulignant que la France et les Etats-Unis travaillaient "main dans la main" sur ce dossier, en dépit du boycott de la Russie et de la Chine. Paris et Londres ont à nouveau exhorté Moscou à cesser de soutenir "le régime meurtrier" de Bachar al-Assad, le jugeant "condamné".

Interrogée cette semaine sur l'absence des Russes à Paris, la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a estimé que c'était "leur choix".

"La porte leur est ouverte s'ils veulent se joindre" à la conférence, a-t-elle ajouté.

Jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé que son pays avait été sollicité en juin par l'Allemagne pour offrir l'asile politique à Bachar al-Assad, ce qu'il a qualifié de "plaisanterie".

La réunion de Paris se tient une semaine après celle de Genève le 30 juin.

Les grandes puissances, dont la Russie, la Turquie et des pays arabes, étaient arrivées à un consensus sur les principes d'une transition en Syrie avant de diverger sur son interprétation. Washington a estimé qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir.

A ces divisions, persistantes depuis le début de la révolte, s'ajoutent les divergences de l'opposition, dont les pourparlers au Caire se sont terminés dans une ambiance tendue au point que certains en sont venus aux mains.