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Publié le 5 juillet 2012.

DAMAS - Le conflit armé en Syrie ne montrait jeudi aucun signe de répit à la veille d'une réunion internationale à Paris censée discuter du sort du président syrien Bachar al-Assad mais boycottée par la Russie, alliée de Damas.

La Chine a emboîté le pas à Moscou, annonçant jeudi qu'elle "n'envisag(eait) pas à l'heure actuelle de participer à la conférence" des Amis du peuple syrien, qui regroupera plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales et des représentants de l'opposition syrienne.

La réunion, qui sera ouverte par le président français François Hollande, réaffirmera sa "condamnation de la répression" et annoncera "des choses concrètes" pour faire pression sur le régime, soutenir la population et l'opposition.

Cette nouvelle tentative de mettre fin à près de 16 mois de violences intervient au moment où les combats entre armée et rebelles et les bombardements violents de fiefs insurgés se poursuivaient sans relâche jeudi, au lendemain d'une nouvelle journée sanglante ayant fait près de 100 morts, en majorité des civils.

Jeudi matin, 13 personnes ont été tuées à travers le pays selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Maaret al-Noomane notamment, ville pilonnée dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest), six personnes sont mortes dont un couple et leur enfant. Dans le célèbre site touristique de Palmyre (centre), un enfant a été tué par des tirs.

Mercredi, trois hauts officiers syriens, dont un général, ont par ailleurs été assassinés par des hommes armés dans différentes régions, selon l'OSDH.

Dans le même temps, un général, le 15ème, et plusieurs officiers de l'armée syrienne ont fait défection et sont passés mercredi en Turquie selon un diplomate turc. Selon les experts, ces nouvelles défections entament le moral de l'armée sans l'ébranler, en raison d'officiers loyaux par conviction ou par crainte d'être victimes d'une purge si le régime s'effondre.

Dans un entretien publié jeudi par le quotidien turc Cumhuriyet, le président Assad a admis avoir commis des "erreurs" lors de la répression des premiers mois de la contestation mais, a-t-il dit, les manifestants ont été "payés" par des forces étrangères pour déstabiliser la Syrie. Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime qualifie les rebelles de "terroristes" manipulés par l'étranger et se targue du soutien d'une grande partie de la population.

"Si je ne disposais pas du soutien du peuple, j'aurais été renversé comme le Shah d'Iran (Reza) Pahlavi. Tout le monde pensait que je partagerais le même sort, on s'est trompé", a ajouté M. Assad dans l'interview. Face à la recrudescence des violences, le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, a critiqué mercredi la communauté internationale qui ne fait selon lui que palabrer dans de "beaux hôtels" sans remédier à l'enlisement du conflit.

La France et la Grande-Bretagne ont à nouveau exhorté Moscou à cesser de soutenir "le régime meurtrier" de Bachar al-Assad, soulignant qu'il était "condamné".

La Russie a de son côté démenti toute discussion avec Washington concernant l'avenir de M. Assad, à la suite d'informations de presse selon lesquelles les Etats-Unis tenteraient de convaincre le Kremlin d'accorder l'asile politique au chef d'Etat contesté.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays est un autre allié de poids de Damas, a estimé que les Syriens devaient pouvoir "décider librement de leur destin", sans que d'autres pays tentent de leur imposer leur volonté, dans un communiqué publié jeudi sur son site officiel.

Le 30 juin à Genève, les grandes puissances, dont la Russie, la Turquie et des pays arabes, étaient arrivées à un consensus sur les principes d'une transition en Syrie avant de diverger sur son interprétation. Washington a estimé qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir.

A ces divisions, persistantes depuis le début de la révolte, s'ajoutent les divergences de l'opposition, dont les pourparlers au Caire se sont terminés dans une ambiance tendue au point que certains en sont venus aux mains. Face à la répression féroce, la contestation s'est militarisée au fil des mois, dégénérant en conflit armé, notamment entre les troupes syriennes et l'Armée syrienne libre, force d'opposition armée créée par des déserteurs.

Plus de 16.500 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en 15 mois, selon l'OSDH.

© 2012 AFP
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