Syrie: Des centaines de familles encerclées à Homs

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Publié le 16 juin 2012.

INTERNATIONAL - Elles sont piégées par les bombardements qui s'abattent sur ce bastion de la rébellion...

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, a exhorté dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon à intervenir «immédiatement» pour faire cesser les bombardements sur Homs «afin d'évacuer plus de 1.000 familles encerclées», dont des femmes et des enfants.

Au moins 18 morts samedi

En outre, la répression et les combats entre soldats et rebelles ont fait au moins 18 morts à travers le pays samedi, au lendemain de déclarations du chef des observateurs de l'ONU, le général Robert Mood, accusant les acteurs du conflit en Syrie de "pousser" à la violence.

Le général norvégien avait appelé vendredi tous ces acteurs à donner une chance à la mission des observateurs, selon lui entravée par des violences qui se sont accrues ces derniers jours, après plus de 15 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

Le général Mood avait aussi appelé la communauté internationale à donner à la mission de l'ONU «un rôle qui serve mieux les aspirations du peuple syrien», alors que le Conseil de sécurité doit revoir son mandat «dans les jours et semaines qui viennent».

Les observateurs ont plusieurs fois rapporté avoir été empêchés de se rendre sur un site qu'ils souhaitaient voir, et avoir même parfois été pris pour cibles au cours de leur mission.

«Dans la panique»

Le dossier syrien doit être au menu des entretiens du président américain Barack Obama avec ses homologues russe Vladimir Poutine et chinois Hu Jintao, alliés de Damas, la semaine prochaine en marge du G20.

La Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, bloquent toute action à l'encontre du régime syrien.

Dans l'immédiat, l'inquiétude portait surtout sur la ville de Homs, déjà sujette à plusieurs attaques depuis la reprise en mars du quartier rebelle de Baba Amr après des semaines de bombardements intenses.

La France a évoqué vendredi soir sa "vive préoccupation" face à des informations faisant état d'une opération imminente des forces du régime contre cette ville.

Les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, ont évoqué de «très violents bombardements samedi sur les vieux quartiers de Homs, faisant de nombreux blessés et où les médicaments manquent cruellement».

L'agence missionnaire du Vatican Fides a relayé l'appel d'environ 800 civils musulmans et chrétiens de Homs pris au piège du conflit à l'ONU, à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge. «Laissez-nous partir au nom de Dieu», demandaient-ils.

Il s'agit de femmes, d'enfants, de personnes âgées ou handicapées, «qui sont en réel danger, qui n'ont rien et vivent dans la panique au milieu des bombardements et des combats», selon Fides.

Vendredi, l'OSDH avait déjà appelé l'ONU à intervenir à Homs pour «évacuer et protéger des dizaines de blessés qui sont en véritable danger de mort en raison de l'absence de personnel médical et du manque de médicaments».

«Appel au secours»

Ailleurs dans le pays, les violences ont fait 18 morts, en grande majorité des civils, selon l'OSDH. Sept d'entre eux ont été tuées dans la ville de Douma, à 13 km au nord-est de Damas, par des obus tirés par les forces du régime.

Dans les quartiers de Mazzé et de Kafar Soussé à Damas, plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées samedi matin, selon l'OSDH, qui a évoqué des explosions et des tirs pendant les perquisitions dans ces deux quartiers organisant régulièrement des manifestations importantes contre le régime.

Des militants de l'opposition ont lancé samedi un «appel au secours» pour Douma sur la page Facebook «Syrian Revolution 2011», faisant valoir que la ville était à un quart d'heure de route de Damas et que les observateurs basés dans la capitales devaient entendre «les échos des bombardements sur Douma».

«Hôpitaux, mosquées et maisons ne sont pas épargnés par les bombardements qui ont fait ces deux derniers jours plus de 20 morts et de 500 blessés», ont écrit les militants appelant les observateurs à s'y rendre immédiatement.

En Turquie, des groupes de l'opposition syrienne ont repris samedi leurs discussions sur l'élaboration d'une vision commune de l'avenir du pays. La plupart des formations de l'opposition sont représentées à cette réunion autour du Conseil national syrien (CNS), reconnu par la plupart des opposants comme le «représentant officiel» du peuple syrien.

© 2012 AFP
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