Syrie. Pour Alain Juppé, un échec du plan de l'ONU pourrait induire une guerre civile

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Publié le 20 avril 2012.

MONDE - Le ministre des Affaires étrangères souhaite un déploiement rapide des observateurs de l'ONU...

Un échec du plan de cessez-le-feu en Syrie du diplomate Kofi Annan ouvrirait la voie à une guerre civile, voire un conflit régional, a déclaré ce jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

«Le plan Annan, c'est l'assurance de la paix et de la liberté. Son échec, c'est le chemin vers la guerre civile, voire régionale», a déclaré le chef de la diplomatie française à l'issue d'une réunion à Paris de 14 ministres des Affaires étrangères des pays du groupe des «Amis de la Syrie».

«Nous ne pouvons pas attendre, le temps est compté. Il faut que les observateurs soient vite déployés et puissent agir sans entrave», a-t-il ajouté. «Si ce n'était pas le cas, nous devrions examiner quelles autres options s'ouvrent au Conseil de sécurité (de l'ONU) et à la communauté internationale», a-t-il encore insisté.

Un protocole signé ce jeudi

Les pays réunis à Paris constatent que la mission Annan traverse «une phase critique du fait du refus de Damas d'appliquer ses engagements», a déclaré Alain Juppé en présentant les conclusions de la réunion. Ils «exigent des autorités syriennes qu'elles mettent immédiatement fin à la violence armée sous toutes ses formes», a-t-il ajouté.

La Syrie et les Nations unies ont signé ce jeudi un protocole sur les conditions d'exercice de la mission d'observation du cessez-le-feu. Aux termes de la résolution votée samedi au Conseil de sécurité, la mission de surveillance du cessez-le-feu entré en vigueur il y a une semaine devrait comprendre 250 observateurs. Mais ces effectifs sont jugés insuffisants, notamment par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui espère les faire passer à 300. La France estime qu'il en faudrait 300 à 400.

«Il n'est plus temps de tergiverser, il est temps d'agir»

La répression violente de l'opposition au régime de Bachar al-Assad a fait plus de 11.000 morts, selon l'ONU, des dizaines de milliers de prisonniers et des centaines de milliers de réfugiés depuis treize mois. «Chaque jour qui passe se traduit par la mort de dizaine de civils syriens supplémentaires», a déclaré Alain Juppé. «Il n'est plus temps de tergiverser, il est temps d'agir», a-t-il ajouté.

Présente à la réunion de Paris, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a évoqué une résolution du Conseil de sécurité comprenant des sanctions si les observateurs étaient empêchés d'accomplir leur mission. Ces sanctions pourraient inclure un embargo sur les armes et les déplacements ainsi que des mesures d'ordre économique, a-t-elle ajouté.

Avec Reuters
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