L'histoire se répète. Le journal britannique The Telegraph révèle que les services secrets libanais seraient parvenus à intercepter une conversation radio de l'armée syrienne prouvant que les deux journalistes Rémi Ochlik et Marie Colvin, ont été tués délibérément ce mercredi à Homs, lors du bombardement d'un centre de presse. D'après le journal, on entendrait sur cet enregistrement des officiers syriens donner l'ordre de «tuer n'importe quel journaliste qui a foulé le sol syrien».
Selon The Telegraph, ces militaires auraient donné l'ordre de viser le centre de presse dans lequel se trouvaient les deux journalistes français et américains. Dans le cas où des reporters trouveraient effectivement la mort dans les bombardements, les officiers auraient également précauniser d'invoquer des décès accidentels.
Interrogé par le quotidien britannique, le journaliste français de Libération Jean-Pierre Perrin a indiqué que les journalistes avaient été avertis il y a quelques jours que le régime syrien les tuerait s'il les trouvait. Pour le reporter, l'amée était «pleinement au courant» que le bâtiement abritait des journalistes.
Les décès des deux journalistes interviennent près d'un mois après la mort du reporter de France 2 Gilles Jacquier dans des bombardements à Homs, provoquant à l'époque déjà une polémique sur les véritables intentions de l'armée syrienne envers les journalistes.