Les bombardements de l'armée syrienne se sont poursuivis mercredi à Homs, foyer de la contestation du régime du président Bachar al-Assad. Au moins 67 personnes auraient péri dans la nuit de mardi à mercredi sous les tirs de roquettes ou sous les armes des miliciens, rapportent des militants de l'opposition. Ce groupe estime que 100 personnes ont été tuées pour la seule journée d'hier.
Les hôpitaux de la ville n'ont plus d'électricité et se trouvent à court de matériel médical. Quant aux blessés et à ceux qui les emmènent à l'abri, ils risquent à tout moment d'être arrêtés par les forces de sécurité, rapporte un groupe se présentant comme la Commission générale de la révolution syrienne.
Au total, la répression des manifestations en Syrie a fait plus de 5 000 morts en près de onze mois, selon l'ONU, qui n'a plus établi de décompte depuis plusieurs semaines. Dans le but d'accentuer la pression sur le président Bachar al-Assad, les Vingt-Sept ont conclu un accord de principe sur la prise de nouvelles sanctions ce mois-ci.