Au moins 47 civils ont été tués cette nuit dans les bombardements menés par l'armée syrienne dans la ville de Homs, l'un des principaux foyers de contestation du régime du président Bachar al Assad, ont rapporté mercredi des militants et des sources proches de l'opposition.
«L'électricité est revenue brièvement et nous avons été en mesure de contacter plusieurs quartiers, les activistes ayant réussi à recharger leur batterie de téléphone. Nous avons recensé 47 personnes tuées depuis minuit», a indiqué Mohammad Hassan, un militant d'opposition, joint par téléphone satellitaire.
Cette nouvelle offensive de l'armée syrienne survient au lendemain d'une rencontre entre le chef de la diplomatie russe et le président syrien qui s'est engagé au cours de cet entretien à mettre fin au bain de sang en Syrie. Sergueï Lavrov s'est entretenu avec Assad et a annoncé avoir obtenu l'assurance qu'il était «totalement déterminé à mettre fin aux violences d'où qu'elles viennent».
Ces violences ont fait plus de 5.000 morts depuis 11 mois selon l'ONU, et à ouvrir la voie à une réforme constitutionnelle. La poursuite de la répression a conduit ces derniers jours de nombreux pays européens et les monarchies du Golfe à rappeler leurs ambassadeurs de Syrie. Après la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et la Belgique, l'Australie a rappelé mercredi son chargé d'affaires Jawdat Ali, estimant que le régime syrien avait perdu sa légitimité et qu'il était temps pour Bachar al Assad de démissionner.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan va s'entretenir au téléphone mercredi avec le président russe Dmitri Medvedev sur la situation en Syrie, a indiqué le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, dans une interview à NTV. Le chef du gouvernement turc a annoncé mardi que son pays préparait une nouvelle initiative avec les pays opposés au gouvernement syrien, en qualifiant de «fiasco» le veto russo-chinois à une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie.
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