Syrie: Nouveau veto russe à l'ONU pour prolonger l'enquête sur les armes chimiques

MONDE Ce nouveau revers devrait provoquer la dissolution du groupe d'experts internationaux chargés d'enquêter...

20 Minutes avec AFP

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Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU,  montre les photos des victimes de l'attaque chimique en Syrie, le 5 avril 2017.

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, montre les photos des victimes de l'attaque chimique en Syrie, le 5 avril 2017. — Bebeto Matthews/AP/SIPA

Nouveau vote, même résultat. La Russie a opposé, pour la deuxième fois en 24 heures, un veto à un projet de résolution du Japon prolongeant de 30 jours le mandat des experts internationaux du groupe JIM enquêtant sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie.

Cette résolution a été approuvée par 12 pays sur les 15 membres du Conseil de sécurité. Outre la Russie, la Bolivie a voté contre. La Chine s’est abstenue. « La Russie nous fait perdre notre temps », a dénoncé l’ambassadrice américaine Nikki Haley, en soulignant qu’avec ses prises de position successives, « la Russie ne souhaitait pas trouver un terrain d’entente » avec ses partenaires du Conseil de sécurité.

Le groupe des enquêteurs pourrait être dissous

« La France est atterrée », a affirmé l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, en dénonçant un « veto particulièrement grave lourd de conséquences pour la lutte contre les armes chimiques ». « Si le JIM n’est pas renouvelé avant minuit (6h00 samedi heure de Paris), il est dissous », a-t-il déploré.

Jeudi, l’ONU avait déjà connu un double échec dans ses tentatives de prolonger d’un an le mandat des enquêteurs. Moscou a d’abord mis son veto - le 10e concernant le dossier syrien - sur un projet de résolution des Etats-Unis, avant que son propre texte ne soit rejeté faute de majorité suffisante (9 voix) parmi les 15 membres du Conseil.

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