VIDEO. Images spectaculaires de la libération de Raqqa

SYRIE La place forte de Daesh est tombée mardi, reprise par une coalition syrienne...

P.B. avec AFP

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A Raqqa, Al-Naïm square, surnommé le «rond-point de l'enfer» a été libéré le 16 octobre 2017 par les Forces démocratiques syriennes.

A Raqqa, Al-Naïm square, surnommé le «rond-point de l'enfer» a été libéré le 16 octobre 2017 par les Forces démocratiques syriennes. — CNN/Gabriel Chaim

La place du paradis était devenue le « rond-point de l’enfer ». Al-Naïm square, où Daesh a décapité et crucifié de nombreux prisonniers, a été libéré ce lundi. Dans la foulée, Raqqa, la ville syrienne, place forte de Daesh, a été reprise par une force arabo-kurde soutenue par la coalition internationale anti-djihadiste. Mardi, CNN a publié des images fortes, filmées par le drone du photojournaliste brésilien Gabriel Chaim. Ce dernier a également publié une vidéo sur sa page Instagram.

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On y voit notamment des chars des Forces démocratiques syriennes (FDS) célébrer la prise de la place Al-Naïm. Comme un symbole, ces combattants kurdes et arabes déchirent l’étendard noir de Daesh pour planter des drapeaux jaunes des FDS.

La chute de Raqqa, une « excellente nouvelle » selon l’Elysée

« Ma première pensée c’est de l’émotion à l’égard des familles des victimes du Bataclan, des attentats dans les rues de Paris, à Nice, et d’ailleurs, parce que Raqqa c’était le creuset du terrorisme », a déclaré le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian en marge d’une audition au Sénat. « Je constate aujourd’hui que ces crimes ne sont pas impunis », a-t-il ajouté.

La chute de Raqqa est « une excellente nouvelle », avait auparavant déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, rappelant que la « capitale » de Daesh en Syrie était « un objectif » pour la France.

Une ville en ruines

En quatre mois, les combats à Raqqa ont fait 3.250 morts – 1.130 civils y compris 270 enfants et 2.120 combattants des deux bords – selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Et si la ville est libérée, il ne reste que des ruines et de la poussière. Le porte-parole des FDS a d’ailleurs mis en garde contre un retour précipité des dizaines de milliers de civils qui avaient fui en masse la ville bombardée par air et terre pendant des mois. Les habitants ne doivent pas « rentrer sans coordination car (la ville) est truffée de mines », a indiqué à l’AFP Mustefa Bali. Leur retour « en ce moment est très difficile ».

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