Syrie: Libération du «rond-point de l'enfer» où Daesh menait les exécutions publiques à Raqqa

SYRIE Le groupe djihadiste y perpétrait décapitations et crucifixions...

M.C. avec AFP

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Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR

Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR — AFP

Lieu de nombreuses décapitations et crucifixions, le rond-point Al-Naïm (« paradis » en arabe) avait été rebaptisé « rond-point de l’enfer » par les habitants de Raqqa. Les forces antidjihadistes soutenues par Washington ont annoncé lundi avoir « totalement libéré » ce lieu tristement célèbre de la ville syrienne, où le groupe djihadiste Daesh menait ses exécutions.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants kurdes et arabes, sont sur le point de reconquérir le dernier réduit de Raqqa contrôlé par quelques dizaines de djihadistes étrangers.

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Une victoire avant tout symbolique

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), « les djihadistes s’étaient retirés depuis deux semaines de ce rond-point mais les FDS n’étaient pas parvenues à le contrôler car il était miné. » La prise de contrôle de ce carrefour est avant tout symbolique pour les FDS, tant ce lieu renvoie aux atrocités commises par le groupe ultra-violent.

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Les combats se poursuivaient en revanche près du stade et de l’hôpital, ont précisé les FDS, faisant état de la reddition de 25 djihadistes dans ce secteur et de la mise en échec de deux attentats suicide. Jusqu’à 300 djihadistes étrangers y seraient encore retranchés, selon cette coalition de combattants.