Pour Assad, Trump serait un «allié naturel» de Damas s'il luttait contre le «terrorisme»

MONDE Le président syrien a jugé « prometteuses » les déclarations de Donald Trump, qui juge prioritaire en Syrie la lutte contre les djihadistes…

20 Minutes avec AFP

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Le président syrien Bachar al-Assad à Damas, le 4 octobre 2015.

Le président syrien Bachar al-Assad à Damas, le 4 octobre 2015. — Uncredited/AP/SIPA

Bachar al-Assad fait des appels du pied à Donald Trump. Le futur président américain serait « un allié naturel » s’il luttait contre le terrorisme, a déclaré le chef de l’Etat syrien, dans un entretien diffusé mardi soir par la télévision publique portugaise RTP. Il s’agit de sa première réaction à l’élection du candidat républicain il y a une semaine.

« Nous ne pouvons rien dire sur ce qu’il va faire, mais disons que s’il va lutter contre le terrorisme, bien sûr nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme », a affirmé Bachar al-Assad.

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Par le terme de « terrorisme », le régime de Damas entend toutes les formations armées qui lui sont hostiles, que ce soit celles considérées comme modérées ou les djihadistes, comme Daesh, qui contrôle de vastes régions en Syrie.

« Cela fait 50 ans que les Etats-Unis s’ingèrent » dans les affaires d’autres pays

Interrogé sur les déclarations de Donald Trump jugeant prioritaire en Syrie la lutte contre les djihadistes, Bachar al-Assad s’est montré toutefois prudent. « Bien sûr que c’est prometteur, mais pourra-t-il le concrétiser. Pourra-t-il agir dans ce sens ? Qu’en est-il des forces qui sont opposées (à cela) au sein de son administration et du courant dominant dans les médias qui étaient contre lui ? (…) C’est pour cela que nous sommes encore dubitatifs sur le fait qu’il puisse tenir ses promesses », a-t-il ajouté.

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Dans un entretien publié samedi par le Wall Street Journal, Donald Trump avait suggéré qu’il fallait lutter davantage contre Daesh. Et, à chercher à remplacer Bachar al-Assad, avait-il dit, « nous allons finir par combattre la Russie », alliée de Damas. «L'EI est une bien plus grande menace contre nous qu'Assad», avait déjà dit M. Trump au New York Times en juillet.

Dans son entretien, Bachar al-Assad a en outre insisté sur son refus de toute ingérence américaine en Syrie. « Cela fait 50 ans que les Etats-Unis s’ingèrent (dans les affaires d’autres pays) et en fait, ils ne sont bons qu’à créer des problèmes, non à les résoudre ».