Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (g) et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, le 11 février 2016 à Munich
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (g) et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, le 11 février 2016 à Munich - Christof STACHE AFP

L'accord devrait prendre effet «dans un délai d'une semaine». Les Etats-Unis et la Russie sont tombés d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une «cessation des hostilités» en Syrie dans un délai d'une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l'exode de civils. A l'issue de cinq heures d'intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont aussi décidé un accès accru et «immédiat» de l'aide humanitaire aux civils en détresse.

>> A lire aussi: Fabius accuse la Russie et l'Iran de «complicité» et critique les Etats-Unis

Washington et Moscou vont piloter les «modalités» de mise en oeuvre de cette cessation des hostilités, a précisé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cet arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l'exception des «groupes terroristes Daesh et Al-Nosra (Al-Qaïda)», a précisé son homologue John Kerry. «Les résultats seront mesurés par ce qui se passera sur le terrain (...) pas sur les mots qui sont sur un bout de papier ce soir», a-t-il toutefois mis en garde.

«Elargir la fourniture d'aide humanitaire dès à présent»

«Nous avons aussi convenu d'accélérer et d'élargir la fourniture d'aide humanitaire dès à présent» à une série de villes assiégées, a ajouté John Kerry, en citant entre autres Deir Ezzor (est), où les forces loyalistes sont assiégées par Daesh. Un groupe de travail piloté par l'ONU va se réunir dès vendredi à Genève pour mettre en oeuvre ce volet humanitaire et fera des «comptes rendus hebdomadaires», a-t-il précisé.

>> A lire aussi: Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard et Stéphane Ravier veulent aller en Syrie

Les négociations intersyriennes, suspendues début février en raison d'une offensive du régime appuyée par l'aviation russe sur les rebelles, doivent par ailleurs «reprendre dès que possible», a dit John Kerry. Ces négociations doivent avoir lieu «sans ultimatums et préconditions», a souligné son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Mots-clés :