La ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie.
La ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. - Google Maps

Une journée parmi les plus sanglantes depuis le début de la guerre en Syrie. Une attaque de Daesh a tué samedi dans la ville de Deir Ezzor au moins 85 civils et 50 combattants prorégime, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Quatre cents civils ont par ailleurs été enlevés.

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Ce bain de sang survient alors que les forces favorables au président syrien Bachar al-Assad affrontent Daesh dans la province d’Alep. Seize djihadistes ont été tués dans les combats. « Au moins 135 personnes ont péri dans l’attaque de Daesh à Deir Ezzor, dont au moins 85 civils et 50 soldats syriens et combattants de milices prorégime », a affirmé à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Il avait précédemment fait état de la mort de 75 combattants progouvernementaux.

« Massacre sauvage et lâche »

Daesh a revendiqué une « vaste attaque » sur plusieurs fronts dans la ville de Deir Ezzor et ses environs, affirmant dans un communiqué avoir pris le contrôle de la banlieue Al-Baghaliyeh. Dans une déclaration transmise par l’agence officielle syrienne Sana, le gouvernement syrien a condamné « ce massacre sauvage et lâche commis par l’EI contre les habitants d’Al-Baghaliyeh dans la province de Deir Ezzor ».

Selon l’OSDH, l’offensive déclenchée par un attentat suicide à la voiture piégée a permis à l’organisation djihadiste d’avancer dans le nord de la capitale divisée de la province pétrolière du même nom et de contrôler désormais environ 60 % de l’agglomération. L’agence de presse officielle syrienne Sana, citant des habitants a dénoncé un « massacre » et parlé de « 300 civils tués ». Si ce bilan était confirmé, il serait l’un des plus élevés pour une seule journée dans la guerre déclenchée en mars 2011.

Daesh a par ailleurs enlevé au moins 400 civils, dont des femmes et des enfants. Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, Rami Abdel Rahmane, a indiqué à l’AFP que les quelque 400 civils avaient été enlevés à Al-Bgheliyeh, banlieue proche de Deir Ezzor (est) et dans d’autres secteurs alentours, avant d’être emmenés vers d’autres régions contrôlées par l’organisation Etat islamique.

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