ONU: Pour Hollande, Bachar al-Assad est «à l'origine du problème» en Syrie

CONFLIT Barack Obama a pour sa part qualifié Assad de « tyran ».…

H.S.

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Le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'ONU à New York, le 27 septembre 2015.

Le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'ONU à New York, le 27 septembre 2015. — ALAIN JOCARD AFP

Comme ses homologues iranien, américain et russe, le Président français s’est exprimé ce lundi à la tribune de l’ONU à New York. Comme ses homologues, François Hollande a centré son discours autour du conflit syrien. Le chef de l’Etat est revenu sur les origines du conflit et sur la responsabilité portée par l’actuel président syrien, Bachar al-Assad. Si Vladimir Poutine a plaidé pour une coopération avec le gouvernement syrien, le président américain Barack Obama a qualifié Assad de « tyran ».

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François Hollande rallie la position d’Obama

Une vision partagée par François Hollande qui a tenu à rappeler que « ce n’est pas parce qu’il y a un groupe terroriste qui massacre, tue, viole, qu’il y aurait une amnistie pour le régime ».

 

Pour autant, de plus en plus d’Etats occidentaux, comme l’Allemagne ou l’Angleterre, semblent revoir cette position pour appeler à davantage de « coopération ». Dimanche, François Hollande, lors d’un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, aurait exprimé son souhait de voir l’Iran jouer un rôle de « facilitateur » dans le règlement politique du conflit syrien.

Evoquant la « large coalition » qu’a réclamée lundi à la même tribune son homologue russe Vladimir Poutine afin de combattre l’EI, Hollande l’a estimée « possible, souhaitable, nécessaire ». Mais, a-t-il souligné, « cette coalition doit avoir une base claire sinon elle ne verra jamais le jour ».

Dans le même temps, et après la destruction d’un camp d’entraînement de Daesh opérée ce week-end, le ministre de la Défense français a assuré que la France poursuivrait ses frappes contre l’Etat Islamique en Syrie.