Syrie: Le rapport de l'ONU «ne laisse aucun doute sur l'origine de l'attaque» du 21 août (Fabius)

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Publié le 16 septembre 2013.

SYRIE - Pour le chef de la diplomatie française, le contenu du rapport est accablant...

Le rapport des experts de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août près de Damas «ne laisse aucun doute» sur son origine et «renforce la position de ceux qui ont dit que le régime est coupable», a estimé lundi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

«Le contenu du rapport est accablant, confirme l'emploi massif de gaz sarin (...), tout ça ne laisse aucun doute sur l'origine de l'attaque», a déclaré Laurent Fabius sur la radio RTL, estimant que ce rapport «renforçait la position de ceux qui ont dit le régime est coupable». «Quand on regarde précisément les données, les quantités de gaz toxique utilisées, la complexité des mélanges, la nature et la trajectoire des vecteurs, tout ça ne laisse absolument aucun doute sur l'origine de l'attaque», et «renforce la position de ceux qui ont dit le régime est coupable», a poursuivi Laurent Fabius.

Le ministre français se rend mardi à Moscou pour tenter de convaincre son homologue russe Sergueï Lavrov d'adhérer à une résolution contraignante de l'ONU sur la Syrie, pour encadrer l'accord russo-américain conclu samedi à Genève sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

Un «crime de guerre» pour Ban Ki-moon

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié lundi l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, attesté par un rapport d'experts, de «crime de guerre» devant le Conseil de sécurité.Ban Ki-moon a réclamé que les responsables --qu'il n'a pas désignés-- «rendent des comptes» pour ce «crime méprisable» et il a demandé au Conseil de prévoir des «conséquences» si Damas ne respectait pas le plan de démantèlement de son arsenal chimique mis au point par Washington et Moscou.

«Je demande instamment au Conseil (...) une résolution claire», a déclaré Ban Ki-moon. Se référant à l'accord américano-russe sur le désarmement chimique en Syrie conclu samedi à Genève, il a rappelé que celui-ci prévoyait «qu'en cas de non-respect (par Damas de ses engagements) le Conseil de sécurité devrait appliquer des mesures sous chapitre 7 de la Charte de l'ONU». Ce chapitre prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à l'usage de la force si un pays ne respecte pas une décision du Conseil.

«Je suis d'accord qu'il doit y avoir des conséquences (pour Damas) en cas de non-respect», a ajouté Ban Ki-moon, sans toutefois parler de frappe militaire.

 

 

Avec AFP
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