avec AFP

Brice Hortefeux (UMP) a souligné qu'il y a un an, Nicolas Sarkozy avait appelé à agir en Syrie, ajoutant que l’ «'inaction», due à un manque de «leadership», a coûté très cher. Comme Europe 1 lui demandait si l'ex-chef de l'Etat, dont il est proche, allait s'exprimer sur cette crise, l'eurodéputé a répondu : «C'est naturellement à lui-même de le décider».

«Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un an, le 8 août dernier (2012, ndlr), il était exceptionnellement sorti de son silence pour, conjointement avec le président de l'opposition syrienne de l'époque, alerter la communauté internationale sur la nécessité d'intervenir rapidement» dans ce pays.

«Le prix de l’absence de volonté»

«Malheureusement», a poursuivi l'ancien ministre, «les faits lui ont donné raison. L'inaction a coûté très cher : 100.000 morts, un million d'enfants réfugiés, 6.000 Syriens obligés chaque jour de quitter le pays».

«Voilà le prix de l'inaction, de l'absence de volonté et surtout de leadership», a dénoncé Brice Hortefeux. Ce que Nicolas Sarkozy avait alors dit «était juste, fondé, c'est un drame que nous vivons depuis un an».

Pour la Libye en 2011, a poursuivi ce vice-président de l'UMP, il y avait eu «un double leadership» des Britanniques et de Nicolas Sarkozy ce qui a «abouti à une action rapide».