SOMALIE - Paris l'a confirmé...
Deux «conseillers français» ont été enlevés à leur hôtel ce mardi à
Mogadiscio où ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président Cheikh Charif, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères, confirmant une information de source somalienne.
Le Quai d'Orsay ne donne aucune autre précision sur l'identité de ces fonctionnaires, le fait de savoir s'il s'agit de militaires ou de civils, leur corps d'origine comme la durée de leur présence en Somalie.
Les gardes de sécurité désarmés
Un peu plus tôt, un responsable somalien avait indiqué que les deux étrangers enlevés étaient des Français des services de renseignement. La police somalienne et la direction de l'hôtel avaient pour leur part signalé qu'ils s'étaient enregistrés comme journalistes, une information
démentie par le Quai d'Orsay.
«Plus d'une dizaine de miliciens à bord d'un véhicule armé sont impliqués dans les enlèvements. Ils ont désarmé les gardes de sécurité de l'hôtel avant de se rendre directement dans les chambres des deux étrangers», raconte un policer somalien, Mohamed Ali.
Etrangers régulièrement enlevés
Hassan Yare, épicier dont l'échoppe est voisine de l'hôtel, a raconté avoir vu deux véhicules - dont un avec une dizaine d'hommes armés à bord - s'engouffrer dans l'enceinte de l'hôtel. «Je n'ai pas réalisé que quelque chose de mauvais se passait, jusqu'à ce que je voie deux hommes blancs être emmenés», a-t-il ajouté.
Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, et libérés contre rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés.
Avec agence