Ne pas céder au chantage
Nicolas Sarkozy «réaffirme toute la détermination de la France à ne pas céder au chantage et à tenir en échec la piraterie», selon le texte. Nicolas Sarkozy «rend hommage au courage des militaires engagés dans cette opération» et «recevra les otages à leur retour en France», ajoute-t-on.
Deux autres sauvetages en un an
Depuis un an, l'armée française est intervenue à deux reprises avec succès pour libérer des ressortissants français pris en otage par des pirates au large des côtes somaliennes. Le 11 avril 2008, les forces spéciales avaient libéré les 30 membres d'équipage du voilier de luxe Le Ponant, pris en otage une semaine plus tôt, après versement d'une rançon estimée à deux millions de dollars. Six pirates avaient été capturés dans la foulée en territoire somalien alors qu'ils prenaient la fuite à bord d'un 4X4.
Le 15 septembre suivant, des soldats français sont à nouveau intervenus pour libérer un couple de Français retenus en otage depuis près deux semaines par des pirates somaliens sur leur voilier, le Carré d'As. Un pirate avait été tué et six autres faits prisonniers lors de cette opération.
La Marine avait déconseillé l'itinéraire
Un navire de la marine nationale participant aux opérations de surveillance anti-piraterie au large de la Somalie avait croisé le Tanit mi-mars, déconseillant fermement aux plaisanciers de poursuivre leur route vers le Kenya. Parti fin juillet de Vannes (Morbihan) le Tanit avait été capturé avec à son bord le couple propriétaire du voilier et leur enfant de 3 ans ainsi que deux amis qui les avaient rejoints en chemin. Le voilier de 12,5 mètres faisait route vers Zanzibar, une île de l'océan Indien.
Après une relative accalmie des attaques depuis le début de l'année face au déploiement de forces navales dans le golfe d'Aden, les pirates ont capturé en moins d'une semaine six navires, illustrant l'incapacité des navires de guerre postés au large de la Somalie à les neutraliser.