Aujourd’hui, ses engagements, qui ont participé à ce qu’il soit récompensé du prix Nobel de la paix à l’automne dernier, devraient être suivis d’effets. Le président américain et le président russe, Dmitri Medvedev, parapheront un nouveau traité Start, visant notamment à réduire leurs arsenaux respectifs à 1 550 têtes nucléaires stratégiques d’ici à 2017.
Rien de très nouveau pour les deux anciens ennemis de la guerre froide, qui ont déjà signé de nombreux accords de désarmement, parfois même plus ambitieux. Mais, cette fois-ci, le contexte est différent.
Ce nouvel accord intervient alors qu’Etats-Unis et Russie étaient à couteaux tirés ces derniers mois du fait du projet de bouclier antimissile américain en Europe de l’Est, considérée par
L’événement coïncide aussi avec la présentation, avant-hier, de la nouvelle doctrine nucléaire américaine. Pas révolutionnaire non plus, celle-ci manifeste néanmoins une inflexion de la stratégie américaine. «Le nucléaire n’est plus la pierre angulaire de la diplomatie Obama», considère Yves Boyer, professeur de géopolitique à l’Ecole polytechnique. Pour Washington, la priorité est désormais d’éviter la prolifération.
Et, à quelques semaines de la révision du traité de non-prolifération nucléaire, qui fixe les règles internationales en matière d’armement nucléaire, Washington se dote d’arguments de négociations. Mais on est encore loin d’un monde prêt à se débarrasser de ses armes atomiques.