DIPLOMATIE - L'Union européenne entre de plain-pied dans la crise. Le président russe souligne la nécessité de l'intervention des 27...
Ca continue encore et encore. Et cela risque de n'être que le début d'une crise qui prend de l'ampleur. Alors que
la Russie et l'Ukraine s'affrontent depuis le 1er janvier sur le prix du gaz, l'UE tente de trouver un terrain d'entente entre Kiev et le Kremlin. L'actuel conflit sur le transit du gaz sort du cadre des relations bilatérales entre Kiev et Moscou et ne peut être réglé qu'avec la participation des Européens, a déclaré vendredi le président russe Dmitri Medvedev.
La Commission européenne a estimé vendredi que les négociations prévues d'ici à la fin de la semaine constituaient pour la Russie et l'Ukraine une «dernière chance» pour prouver leur volonté de résoudre la crise.
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Une rencontre à haut niveau doit se tenir vendredi à Kiev, a annoncé la présidence ukrainienne. «La rencontre sur les questions de sécurité énergétique commencera vendredi à midi». Le président Viktor Iouchtchenko accueillera son homologue slovaque Ivan Gasparovic, le Premier ministre moldave Zinaïda Grecianii et le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski pour discuter de la crise gazière russo.
Vers un consortium européen
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est revenu à la charge vendredi, affirmant que les dirigeants européens avaient tout intérêt à être présents à cette rencontre s'ils voulaient un règlement du conflit. «Il s'agit probablement de l'une des opportunités les plus réalistes de sortir du statu quo», a-t-il martelé au cours d'une conférence de presse. Une chose est sûre: de nouvelles négociations sur la crise gazière doivent avoir lieu samedi à Moscou entre Vladimir Poutine, qui sera tout juste rentré d'Allemagne, et son homologue ukrainienne Ioulia Timochenko.
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Par ailleurs, le projet russe de mettre sur pied avec de grands groupes énergétiques européens un «consortium» était à l'étude. Son principe consisterait à «partager le risque du transit», a expliqué Vladimir Poutine qui a reçu jeudi le numéro un de la compagnie italienne d'hydrocarbures Eni, Paolo Scaroni. Ce dernier a déclaré que le consortium paierait en avance le «gaz technique» permettant aux gazoducs et aux stations de compression de fonctionner en vue de «permettre la reprise des livraisons de gaz à l'Europe dans l'attente d'un accord entre Moscou et Kiev». Outre Eni, premier opérateur de gaz en Europe, Gaz de France et l'Allemand EON en feraient partie, a assuré Paolo Scaroni.
Maud Descamps avec agence