DIPLOMATIE - Nicolas Sarkozy s'attache à marquer les points de convergence entre les deux puissances...
Nicolas Sarkozy et Dmitri Medevdev veulent faire la paix. Les présidents de l'Union européenne et de la Russie ont mis à profit le
sommet entre les deux puissances qui s'est ouvert ce vendredi à Nice pour marquer le réchauffement de leurs relations qui s'étaient dégradées suite au
conflit russo-géorgien.
Sarkozy demande encore «des efforts»
Trois mois après le conflit, Nicolas Sarkozy estime que la Russie a tenu «l'essentiel» de ses engagements. Pour ménager le président géorgien Mikheil Saakachvili, il a cependant demandé «des efforts» supplémentaires à Dmitri Medvedev, notamment dans les zones sensibles en Ossétie du Sud. Il assure également avoir réclamé que des observateurs internationaux puissent avoir accès à la zone, ainsi qu'à l'Abkhazie, autre région séparatiste.
Dmitri Medvedev aurait promis de faire son possible sur ce dossier, mais reste ferme concernant le
bouclier anti-missile américain. Pour «neutraliser» les éléments de ce dispositif, la Russie menace en effet de déployer ses missiles dans l'enclave de
Kaliningrad, frontalière de l'UE. Nicolas Sarkozy a appelé à ne pas mettre ces menaces à éxécution, mais le président russe les justifie en dénonçant les «mesures unilatérales» prises par l'Europe et les Etats-Unis.
Le Bush-émissaire de la réconciliation
Pris entre deux feux, Nicolas Sarkozy s'est donc attaché à adresser des remontrances à George W. Bush. Le président sortant s'est vu reprocher son attitude belliqueuse lors du conflit géorgien. Sans citer nommément les Etats-Unis, le président de l'UE a estimé que les «menaces militaires» n'avaient pas fait «progresser les choses» et a rappelé que «le cessez-le-feu, pardon, c'est l'Europe qui l'a obtenu».
Pour enfoncer le clou, Nicolas Sarkozy s'est félicité que les propositions russes sur la réforme de la finance internationale se rapprochent de celles de l'UE. Des propos relayés par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a salué «l'engagement de la Russie et du président Medvedev pour la recherche de solutions globales» en vue du sommet du
G20 de Washington.
J.M. avec agence