DIPLOMATIE - C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, mardi soir sur France 2...
La crise entre la Géorgie et la Russie fait craindre le pire, notamment à Bernard Kouchner. Invité mardi soir sur le plateau du journal télévisé de France 2, le ministre des Affaires étrangères a reconnu: «on a peur d'une guerre et on n'en veut pas».
>> Retrouvez notre dossier sur la crise entre la Russie et la Géorgie.
Questionné sur les propos du président russe Dmitri Medvedev, qui a dit
ne pas avoir peur d'une nouvelle guerre froide, Kouchner a répondu: «Si elle n'est que froide, ce n'est pas grave».
«Nettoyage ethnique»?
Et selon le ministre des Affaires étrangères, le pire est à venir. Bernard Kouchner a accusé les troupes russes de préparer «cette nuit» un «nettoyage ethnique» d'Akhalgori, une ville d'Ossétie du sud où vivent des Géorgiens. «Cela n'est pas acceptable», a-t-il estimé.
Akhalgori, une ville de quelque 8.000 habitants, se trouve au nord-ouest de Tbilissi, la capitale géorgienne. Le district d'Akhalgori était intégré à l'Ossétie du Sud du temps de l'URSS, mais il ne fait pas partie de la province séparatiste du même nom, indépendante de facto de la Géorgie depuis le début des années 1990. Akhalgori est passée sous contrôle de milices sud-ossètes après l'entrée des Russes en Géorgie.
Condamnations
Les Occidentaux ont condamné la décision mardi de Moscou de reconnaître l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, après le conflit dans cette ex-république soviétique du Caucase. Ils réclament que Moscou respecte ses engagements en faveur d'un retrait des troupes de ce pays.
Le président américain George W. Bush a qualifié «d'irresponsable» la démarche de la Russie.
avec agence