GEORGIE - Le retrait russe s'amorce, mais des troupes devraient rester dans des zones tampon...
Où en est le retrait russe en Géorgie? Comment la situation pourrait-elle évoluer? 20minutes.fr tente de répondre à ces questions.
«Les troupes russes se retirent de Géorgie à la vitesse d’un escargot», estimait ce vendredi matin le général américain John Craddock, commandant de l’Otan en Europe. En fin d’après-midi, le département d’état américain n’était pas plus optimiste, et accusait même la Russie de ne pas avoir respecté les termes de l’accord de cessez-le-feu.
Des dizaines de véhicules militaires russes quittaient pourtant leurs positions dans le centre et l'ouest de la Géorgie en direction des régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, d’après des journalistes de l’AFP.
500 soldats dans des zones tampon
Selon un officier russe, la «colonne se dirige vers Tskhinvali (NDLR: la capitale de l’Ossétie du Sud). D'ici 22h00 (20h00 en France) toutes les forces russes auront quitté la région» de Gori. Moscou s’était engagé à avoir achevé son retrait de Géorgie vendredi soir.
Si les troupes russes se retirent de Géorgie, elles ne retournent pas toutes en Russie. Les forces de maintien de la paix présentes depuis 1992 en Ossétie du Sud et en Abkhazie y resteront. Par ailleurs, il était également fait mention dans l’accord de paix signé le 16 août de «mesures additionnelles de sécurité» que la Russie pouvait prendre.
Celle-ci va donc déployer 500 soldats dans des «zones tampon», entre l’Ossétie du Sud et la Géorgie. Huit postes sont concernés. L’Allemagne a cependant estimé que cette solution ne pouvait être qu’une «mesure provisoire».
Bataille diplomatique
Berlin compte notamment sur la mise en place d'un mécanisme international pour régler la crise. Une force internationale de surveillance sous l’égide de l’OSCE doit ainsi être déployée lundi en Géorgie. Une vingtaine d’observateurs militaires seront chargés de vérifier que le cessez-le-feu est respecté.
Sur le front diplomatique, la situation reste tendue. Les grandes puissances ont été incapables de trouver un accord au Conseil de sécurité de l'ONU. Deux projets de résolution circulent, l’un défendu par Moscou, l’autre par Paris. Principal point de désaccord: la question de l’intégrité territoriale géorgienne, et le statut des provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.
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