GEORGIE - La Maison Blanche pense avoir vu «les premiers signes» d'un retrait russe...
Alors que la situation reste très tendue en Géorgie entre forces russes et géorgiennes, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, deux provinces géorgiennes sécessionnistes, ont demandé ce mercredi à Moscou de reconnaître leur indépendance.
La Russie s’était déjà dite prête à «reconnaître» l’indépendance des deux provinces. Le Sénat russe se réunira d’ailleurs lundi prochain en session extraordinaire pour examiner ces requêtes.
Pas de retrait massif
Le président russe, Dmitri Medvedev, s’était engagé vendredi dernier à «soutenir» et «garantir» toute décision des séparatistes.
Sur le terrain, la Russie semble entamer doucement son retrait de Géorgie, prévu par le plan de paix signé le 16 août. Mardi, Dmitri Medvedev avait assuré à Nicolas Sarkozy que «le retrait des troupes russes serait achevé les 21 et 22 août».
En fin d’après-midi, un journaliste de l’AFP a ainsi constaté que deux colonnes de blindés russes déployées en Géorgie ont pris la route vers l’Ossétie du Sud. Officiellement, elles devraient par la suite regagner la Russie. La Maison Blanche a estimé mercredi avoir observé «les premiers signes d’un certain retrait». Mais elle presse Moscou d’accélérer le pas.
Situation tendue
La situation reste cependant tendue, puisque l’armée russe a accusé ce mercredi la Géorgie de «redéployer» des forces militaires en direction de la région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. Une accusation que Tbilissi a démenti, l’assimilant à de la «désinformation».
Sur le plan diplomatique, les relations entre Moscou et l’Occident restent très fraîches. En visite mardi à Tbilissi, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a accusé Moscou de «ne pas tenir sa parole». Enfin, le ministre allemand des Affaires étrangères a lancé mercredi un ultimatum à la Russie pour qu’elle achève son retrait «d'ici vendredi 24h00».
Signature de l’accord sur le bouclier antimissile
La signature mercredi de l’accord entre la Pologne et les Etats-Unis sur l’installation d’un bouclier antimissile américain ne devrait pas arranger les choses. Conclu en pleine crise géorgienne, il sonne comme un avertissement. Même si les Etats-Unis répètent que ce «système défensif n’est pointé contre personne», la Russie reste quant à elle sceptique.
La semaine passée, le chef adjoint de l'état-major russe, Anatoli Nogovitsyne, avait affirmé que «la Pologne s'expose à être frappée».
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