Le directeur du FBI James Comey le 8 mars 2017 à l'université de Boston.
Le directeur du FBI James Comey le 8 mars 2017 à l'université de Boston. - Stephan Savoia/AP/SIPA

Le FBI et la NSA vont devoir apporter des réponses face aux enquêteurs : une audition publique est prévue ce lundi à propos de deux affaires qui enveniment la vie politique américaine depuis des semaines.

La première concerne les liens de l’entourage de Donald Trump avec la Russie. Le chef du FBI James Comey et son homologue de l’agence de surveillance des communications NSA Mike Rogers doivent s’exprimer pour la première fois publiquement sur ce sujet brûlant depuis l’investiture du président.

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En janvier, les services de renseignement américains unanimes avaient conclu que non seulement la Russie avait piraté les courriers électroniques de hauts responsables démocrates mais surtout qu’elle l’avait fait pour avantager Donald Trump. La question d’une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe Trump et Moscou plane depuis sur la présidence Trump. L’équipe Trump crie à la manipulation en vue de nuire au président.

Trump accuse Obama

L’enquête en cours doit par exemple faire la lumière sur l’origine des révélations sur les liens entre la Russie et Michael Flynn, un conseiller à la sécurité nationale. Le président n’a pu s’épargner l’embarras de le limoger de son poste clé seulement deux semaines après être entré à la Maison Blanche.

Deuxième affaire : celle des écoutes. Début mars, dans une série de tweets matinaux au ton très violent, Donald Trump a accusé son prédécesseur Barack Obama de l’avoir fait mettre sur écoute avant et après son élection. Barack Obama a démenti et de nombreux responsables y compris républicains ont fait part de leurs doutes. A ce stade, il n’existe pas de preuve de ces écoutes, a indiqué pour sa part Devin Nunes. Mais Donald Trump refuse de se dédire. Il a même abordé le sujet, sur le ton de la plaisanterie, lors de sa conférence de presse commune avec la chancelière allemande vendredi.

Pour autant il est peu probable que toute la lumière soit faite. « Les auditions sur le renseignement sont souvent très attendues, mais on n’y apprend pas grand-chose », a mis en garde Danny Coulson, ancien numéro trois du FBI, rappelant que les responsables ne dévoileraient sans doute rien des informations classifiées en leur possession.

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