Russie: Un Français condamné à 15 ans de camp par contumace

PROCES Le comité de soutien de Yoann Barbereau, accusé d’actes à caractère sexuel sur sa fille de 5 ans, dénonce un jugement contraire à la justice…

20 Minutes avec AFP

— 

Photo du directeur de l'Alliance française à Irkoutsk, Yoann Barbereau, datée d'octobre 2013 et fournie par sa famille.

Photo du directeur de l'Alliance française à Irkoutsk, Yoann Barbereau, datée d'octobre 2013 et fournie par sa famille. — FAMILY HANDOUT / AFP

En fuite depuis septembre, il n'était pas présent à son procès. Le directeur de l’Alliance française d’Irkoutsk en Sibérie, Yoann Barbereau, a été condamné par la justice russe à 15 ans de camp par contumace pour des accusations d’actes à caractère sexuel sur sa fille de 5 ans.

>> A lire aussi : Le directeur de l'Alliance française en Russie réapparaît dix jours après sa disparition

« Le tribunal a condamné Yoann Barbereau à 15 ans de camp à régime sévère assorti de 6 ans d’interdiction d’enseigner. La décision a été prise par contumace », a indiqué lundi une porte-parole du tribunal Kirovski d’Irkoutsk, Elena Dounaïeva, citée par l’agence Interfax.

Son comité de soutien dénonce la justice russe

Yoann Barbereau, un Français de 38 ans, est accusé par la justice russe d’actes à caractère sexuel sur mineur de moins de 14 ans, en l’occurrence sa propre fille, de production et diffusion d’une photo et d’une vidéo pédopornographiques et de trois photos pornographiques.

La justice lui reproche notamment d’avoir diffusé sur un site de jeunes parents des photos dont l’une où figure sa fille nue, âgée de 5 ans à l’époque.

Arrêté en février 2015 puis assigné à résidence, Yoann Barbereau a pris la fuite en septembre et un avis de recherche a été lancé à son encontre par les autorités russes. Sa famille et son comité de soutien affirment que les accusations de la justice russe ont été « montées de toutes pièces » et « jalonnées de violences et de pressions ».

Dénonçant un jugement « inique », son comité de soutien a indiqué dans un communiqué que ses avocats allaient faire appel.

Début juillet, dix parlementaires français ont demandé au président François Hollande et au ministère des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault de tout mettre en œuvre pour obtenir sa libération.