L'opposant syrien Riad Hijab à l'Elysée le 11 janvier 2016.
L'opposant syrien Riad Hijab à l'Elysée le 11 janvier 2016. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Difficile de discuter sous le bruit des bombes. Le coordonnateur général de l'opposition syrienne, Riad Hijab, a averti ce lundi à Paris qu'elle ne pourra pas engager de négociations avec le régime syrien tant que des «forces étrangères» bombardent la Syrie, à l'issue d'un entretien avec François Hollande à l'Élysée. Et par « forces étrangères », il veut parler de la Russie.

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«Nous ne pouvons pas négocier avec le régime alors qu'il y a des forces étrangères qui bombardent le peuple syrien», a-t-il déclaré sur le perron de l'Élysée, évoquant un raid de l'aviation russe qui a frappé une école lundi en Syrie.

Au moins 12 écoliers tués

Au moins 12 écoliers et trois adultes dont une enseignante ont été tués plus tôt ce lundi en Syrie dans un raid de l'aviation russe contre une école d'une localité rebelle dans la province d'Alep, avait affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Des photos diffusées par un militant sur les réseaux sociaux montrent des petits sacs à dos de couleur couverts de poussière, à côté d'un cahier de calcul et un cahier d'anglais ainsi qu'une feuille d'examen de maths éparpillés sur le sol près d'une flaque de sang. Les bancs et tables ont été démantibulés et le toit de l'école perforé par le projectile. Selon le militant Mohammad al-Khatib, trois corps sont intacts mais les autres sont pulvérisés.

Démenti de la Russie

En réaction, la Russie a démenti avoir bombardé des civils en Syrie. «La Russie ne mène pas d'opération contre les civils», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, réagissant à l'appel du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de cesser les bombardements russes contre les populations civiles. Il avait souligné lundi la «nécessité absolue que la Syrie et la Russie arrêtent leurs opérations militaires contre les populations civiles».

De son côté, François Hollande a souligné à l’issue de son entretien avec Riad Hijab que la volonté du régime syrien de négocier serait jugée à l'aune de la cessation de ses bombardements aveugles et de sa politique visant à affamer des villes entières, en violation flagrante du droit international.

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