Ukraine: «Un référendum violerait le droit international», selon Obama...

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Publié le 6 mars 2014.

LIVE - Revivez les évolutions de la situation en Ukraine...

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20h: François Fillon: «Ne pas faire de la Russie une sorte d'ennemi public N.1»
L'ancien Premier ministre François Fillon a estimé jeudi qu'il ne fallait «pas faire de la Russie une sorte d'ennemi public N.1» et s'est montré «très critique» à l'égard du gouvernement français, qui traite Moscou «comme une dictature sud-américaine», et des Américains «hystériques».
«Notre intérêt, c'est faire en sorte que la Russie s'ouvre, qu'elle s'arrime au continent européen, que progressivement elle devienne plus démocratique», a déclaré François Fillon à Pessac (Gironde), où il participait à un forum Sciences-Po/Sud Ouest. «Ce n'est pas de faire de la Russie une sorte d'ennemi public N.1 qui considèrera que s'il est agressé, il a des raisons d'agresser les autres».

19h56: «La Crimée est l'Ukraine», affirme John Kerry
«La Crimée est l'Ukraine», a lancé ce jeudi à Rome le secrétaire d'Etat américain John Kerry tout en plaidant en faveur de la poursuite du dialogue avec la Russie pour «un retour à la normale en Ukraine».
«La Crimée est une partie de l'Ukraine, la Crimée est l'Ukraine», a-t-il martelé, lors d'une conférence de presse en marge d'une conférence internationale sur la Libye.

19h33: Navires Mistral à la Russie: Le contrat maintenu «à ce stade» indique Hollande
Le président français François Hollande a affirmé ce jeudi que le contrat pour la vente de deux navires militaires français de type Mistral à la Russie n'était pas suspendu «à ce stade». «Nous respectons les contrats qui ont été signés. Nous ne sommes pas encore à ce stade-là et nous voulons éviter d'en arriver là», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen sur l'Ukraine.
En 2011, la France a signé avec la Russie la vente de deux navires de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, pour plus d'un milliard de dollars. L'annonce de cette commande avait fait sensation, s'agissant de la première livraison à Moscou de matériel de cette ampleur par un pays membre de l'Otan.
 

19h11: «Un référendum violerait le droit international», selon Obama
Barack Obama, lors d'une courte allocution à la Maison Blanche, a confirmé que «le référendum proposé sur l'avenir de la Crimée violerait la Constitution ukrainienne et le droit international». Le président des Etats-Unis a également indiqué que «toute discussion sur l'avenir de l'Ukraine doit inclure le gouvernement légitime de l'Ukraine», avant d'expliquer que la décision de sanctions contre la Russie a été «prise en coordination avec nos alliés européens».

18h59: Déclaration d'Obama sur l'Ukraine à 18h05 GMT (19h05 heure de Paris)
Barack Obama s'exprime ce jeudi à depuis la Maison Blanche sur la situation en Ukraine, a indiqué l'exécutif américain.
Accentuant la pression sur Moscou, Washington a annoncé jeudi la mise en place de restrictions de visas et ouvert la voie à de possibles gels d'avoir en réponse à la violation par la Russie de «l'intégrité territoriale» de l'Ukraine.

18h28: L'UE va signer l'accord d'association avec l'Ukraine avant les élections
L'Union européenne va signer l'accord d'association avec Kiev avant les élections du 25 mai en Ukraine, a annoncé jeudi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
«Nous nous tenons auprès de l'Ukraine et nous renouvelons l'engagement européen à signer l'accord d'association», a déclaré Herman Van Rompuy à l'issue d'un sommet européen extraordinaire. «Nous signerons les volets politiques de l'accord très bientôt, avant les élections», a-t-il ajouté.

18h27: Un «crime» commis par les «militaires russes»
Le référendum en Crimée serait un «crime» commis par les «militaires russes», comme l'affirme le président d'Ukraine par intérim.

18h20: Le point sur la situation en Ukraine

 

18h12: Kiev lance la procédure de dissolution du Parlement local de Crimée
Le Parlement ukrainien va engager une procédure de dissolution du Parlement de la Crimée qui a fixé au 16 mars un référendum sur le rattachement de la péninsule à la Russie, a annoncé le président ukrainien par intérim.
«La Rada (parlement) va initier la dissolution du Parlement de la Crimée», a déclaré Olexandre Tourtchinov dans une adresse à la nation. La tenue du référendum est "une farce, un crime contre l'Ukraine commis par les militaires russes», a-t-il ajouté.

18h11: L'UE juge «illégale» la décision du parlement de Crimée
L'Union européenne juge «illégale» la décision du parlement local de Crimée de demander le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie, a affirmé jeudi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
«Cette décision par le parlement de Crimée est contraire à la constitution ukrainienne et en conséquence illégale», a déclaré Herman Van Rompuy à l'issue d'un sommet extraordinaire consacré à la crise en Ukraine.

18h01: L'UE prend des sanctions politiques contre la Russie et la menace de sanctions économiques
Les dirigeants européens ont décidé ce jeudi de suspendre les négociations sur les visas avec la Russie et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine.
A l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a annoncé que les dirigeants s'étaient accordé sur une stratégie progressive de sanctions, en trois étapes, pour contraindre la Russie à «négocier» une sortie de crise en Ukraine.

17h34: L'envoyé spécial de l'ONU n'essaiera pas de retourner en Crimée
L'envoyé spécial de l'ONU en Crimée, Robert Serry, contraint d'interrompre brutalement sa mission après avoir été menacé par des hommes armés pro-russes a indiqué jeudi qu'il était peu probable qu'il retourne dans cette région du sud de l'Ukraine contrôlée par des forces russes. «Ma mission n'est pas finie», a déclaré le diplomate néerlandais à son arrivée à l'aéroport de Kiev. Interrogé sur un retour en Crimée dans les jours à venir, il a simplement répondu: «Je ne crois pas.» Envoyé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour analyser la situation en Crimée, Robert Serry va rester à Kiev et aider Jan Eliasson, un adjoint de Ban Ki-moon.

17h29: L'incertitude en Ukraine a dopé les exportations américaines de maïs et de blé
Les ventes américaines à l'exportation de maïs et de blé ont explosé dans les derniers jours de février, en plein coeur de la crise ukrainienne. Les Etats-Unis ont vendu plus de 1,5 million de tonnes de maïs au cours de la semaine achevée le 27 février (les décomptes s'arrêtant le jeudi), selon le rapport hebdomadaire du ministère américain de l'Agriculture (USDA), un chiffre bien supérieur aux attentes du marché, qui tablait sur 600 à 850.000 tonnes selon plusieurs analystes. Le Mexique a par exemple acheté près de 440.000 tonnes de maïs. Les chargements effectifs de bateaux destinés à livrer les clients des Etats-Unis se sont élevés à environ 1,1 million de tonnes, en hausse de 33% par rapport à la semaine précédente.
«L'incertitude géopolitique autour de l'Ukraine incite les importateurs à acheter en se montrant prudents et à diversifier leurs sources d'approvisionnement», a expliqué à l'AFP Sébastien Poncelet, analyste chez Agritel. Les Etats-Unis sont le premier exportateur mondial de maïs, suivis par le Brésil et l'Ukraine. Un autre facteur joue toutefois en faveur du maïs américain: les inquiétudes sur la récolte brésilienne, affectée à la fois par des excès de chaleur et d'humidité. Le blé s'est également bien vendu, avec des ventes atteignant 556.000 tonnes, alors que le marché espérait seulement 250 à 450.000 tonnes.

17h26: La décision du Parlement de Crimée, une «provocation» pour Klitschko
«C'est une énorme provocation contre l'Ukraine et c'est inconstitutionnel», a déclaré l'un des principaux responsables politiques ukrainiens, l'ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko, à propos de la décision du Parlement de Crimée de demander le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie. «L'Ukraine doit être un pays indépendant. Ce qui se passe concernant la Crimée est une provocation», a ajouté ce candidat à la présidence ukrainienne, qui s'exprimait au cours d'une petite manifestation contre l'intervention russe dans la crise ukrainienne.

16h47: «Pas d'option militaire sur la table», selon le Premier ministre ukrainien
«Nous sommes déterminés à régler cette crise pacifiquement», a dit le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk après une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, au siège de l'Alliance à Bruxelles. «Il n'y a pas d'option militaire sur la table, mais soyons clairs: c'est à la Russie de faire le premier pas en arrière», a-t-il ajouté. «Ce sont eux qui ont commencé; c'est à eux d'arrêter.»

16h43: Les «mensonges» de Poutine selon les Etats-Unis en infographie


 

16h42: Moscou dénonce le «cynisme» de Washington après ses critiques sur Poutine
Au lendemain des critiques du département d'Etat critiquant le président Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne, la Russie a réfuté point par point ces «dix affirmations erronées». La publication de ces points «frappe non pas tant par sa déformation primitive de la réalité que par son cynisme», a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant une «propagande de bas-étage».

16h15: Impact «grave» de la crise sur l'économie russe, selon la BCE
«L'impact sur l'économie russe est grave», mais il est impossible d'estimer au jour d'aujourd'hui quelles suites cela aura sur d'autres pays, par exemple par le biais du secteur énergétique, où la Russie est un acteur majeur, a dit le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. Pour le moment, l'impact économique des événements en Ukraine s'est fait sentir en Russie, en Ukraine et «pour certains pays limitrophes de cette zone», a -t-il dit.
«Si nous examinons cela d'un point de vue purement technocratique et nous penchons sur les volumes d'échanges et les flux de capitaux, il faut dire que les interconnexions ne sont pas importantes au point de suggérer une importante contagion venant de cette région», a déclaré Mario Draghi. «Mais ce serait une manière trop limitée d'apprécier la situation», a-t-il ajouté. Le risque géopolitique qui émane des tensions très fortes entre la Russie et l'Ukraine «pourrait rapidement devenir important et générer des développements imprévisibles, avec des conséquences potentiellement immenses».

16h11: Les Etats-Unis déploient un destroyer en mer Noire pour des exercices
Un destroyer américain lance-missiles, l'USS Truxtun, est en route pour la mer Noire, a annoncé l'US Navy, précisant que ce déploiement avait été décidé avant le début de la crise en Ukraine. Le navire a quitté la base grecque de Souda Bay jeudi matin «pour des exercices conjoints en mer Noire aux côtés de forces navales roumaines et bulgares», indique la VIe flotte américaine dans un communiqué, qui qualifie ces opérations de «routine».
Mais, si le navire a forcément quitté les Etats-Unis avant le début de la crise ukrainienne et l'intervention des forces russes en Crimée, la présence d'un destroyer lance-missiles américain à quelques encablures de la péninsule de Crimée, dans le sud de l'Ukraine, n'en constitue pas moins un message à Moscou. Le Truxtun, qui compte environ 300 membres d'équipage, est un des destroyers lance-missiles américains les plus récents. Il est notamment équipé de plusieurs dizaines de missiles Tomahawks, de missiles anti-aériens et de lutte anti-sous-marine.

16h06: Fort recul du rouble par rapport à l'euro
Le rouble reculait fortement face à l'euro et au dollar, les investisseurs s'inquiétant notamment des tensions en Crimée où le Parlement local a demandé son rattachement à la Russie. La devise européenne est repassée au-dessus du seuil de 50 roubles pour un euro, un niveau qu'elle avait dépassé lundi avant de refluer, et valait vers 15h40 50,06 roubles. Le billet vert s'échangeait pour sa part contre 36,18 roubles à la même heure.

15h25: Les observateurs de l'OSCE interdits d'entrée en Crimée
Les observateurs envoyés en Ukraine à la demande du nouveau pouvoir à Kiev ont été interdits d'entrée en Crimée, a confirmé l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les 40 militaires non armés, issus de 21 pays membres de l'organisation, ont rebroussé chemin vers la ville de Herson, où ils doivent décider de la suite de leur mission, a précisé une porte-parole.

15h33: La décision du Parlement de Crimée est «illégitime», selon le Premier ministre ukrainien
S'exprimant devant la presse après une rencontre avec les dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, Arseni Iatseniouk a également jugé que le référendum organisé en Crimée le 16 mars n'avait «aucun fondement légal». «Nous exhortons le gouvernement russe à ne pas soutenir ceux qui promeuvent le séparatisme en Crimée», a-t-il ajouté.
Il a de nouveau demandé à la Russie que les troupes déployées en Crimée «retournent dans leurs casernes» et qu'un dialogue s'engage en vue d'«une solution pacifique» à la crise. Mais, a-t-il averti, «dans le cas où l'escalade se poursuivrait, le gouvernement et les autorités militaires ukrainiens réagiront comme le permet la Constitution». «Nous sommes prêts à protéger notre pays», a-t-il insisté d'un ton grave. «Nous avons moins d'armes (que la Russie), pas d'armes nucléaires, mais nous avons l'esprit de liberté.»

15h27: Fabius appelle à la vigilance face à la demande de rattachement de la Crimée
Laurent Fabius a appelé à être «très, très vigilants» après la demande de rattachement à Moscou formulée par la Crimée.
Le chef de la diplomatie française a souligné qu'«un rattachement direct à la Russie voudrait dire changer de système et que l'intégrité territoriale ne serait plus respectée». «Si vous admettez le principe qu'une région, dans n'importe quel pays, en contradiction avec les règles constitutionnelles de ce pays, peut se rattacher à un autre pays, cela veut dire qu'il n'y a plus de paix internationale ni de frontières assurées», a-t-il ajouté.

15h20: L'Ukraine prête à signer l'accord d'association avec l'UE «dès que possible», dit son Premier ministre
«Le gouvernement ukrainien est déterminé à signer un accord d'association» avec l'UE et «nous sommes prêts à le signer dès que possible», a dit le Premier ministre, Arseni Iatseniouk, après une rencontre d'environ trois heures avec les chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis à Bruxelles.

15h12: Pas de référendum en Crimée sans l'accord de Kiev, met en garde Washington
L'organisation d'un référendum en Crimée sur le rattachement de la péninsule à la Russie sans consultations avec Kiev constituerait une violation du droit international, a mis en garde Washington jeudi. «Les Etats-Unis estiment que toute décision sur la Crimée doit être prise par le gouvernement à Kiev», a indiqué un haut responsable américain. «Vous ne pouvez pas vous retrouver dans une situation dans laquelle le gouvernement légitime d'un pays est exclu du processus du décision concernant certaines parties de ce pays».

15h05: Pas d'accord après les discussions Lavrov/ Kerry
Aucun accord n'a été trouvé avec les Etats-Unis sur l'Ukraine, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, après s'être entretenu avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Rome, ont rapporté les agences russes. «Pour l'instant, nous ne pouvons annoncer à la communauté internationale que nous avons trouvé un accord», a dit Sergueï Lavrov.

14h45: Nouvel entretien entre Kerry et Lavrov à Rome
Le secrétaire américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov s'entretenaient jeudi à Rome, leur troisième rencontre en deux jours, à propos de la crise en Ukraine, selon le pool de presse accompagnant John Kerry. Les deux ministres, qui se retrouvaient en marge d'une réunion internationale sur la Libye, ont poliment échangé des sourires et des poignées de main avant de s'enfermer avec leurs délégations.

14h40: Kerry s'est concerté à Rome avec ses homologues européens
Le secrétaire d'Etat américain a discuté en début d'après-midi avec les ministres ou ministres adjoints des Affaires étrangères italien, français, britannique et allemand, selon un responsable du département d'Etat. John Kerry a également vu seul son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, selon un autre diplomate. «L'objectif est de se concerter avant la réunion du Conseil des ministres de l'UE», a dit un responsable américain.

14h36: Rassemblement à Marseille contre «l'agression militaire russe en Crimée»
Une quarantaine de personnes, majoritairement ukrainiennes, se sont rassemblées en milieu de journée sur le Vieux-Port de Marseille, déployant banderoles et pancartes où l'on pouvait lire: «Non à l'occupation de l'Ukraine», «Les Russes et les Ukrainiens sont frères, pas de guerre!» ou «L'Ukraine est un pays indépendant et autonome». «Poutine, enlève tes pattes de l'Ukraine», «Non à la guerre en Crimée», scandaient aussi les manifestants, qui avaient débuté leur action par un rassemblement devant le consulat de Russie à Marseille.

14h18: La Russie nomme un administrateur à la tête de la filiale russe d'une banque ukrainienne
Un administrateur provisoire est nommé dès jeudi à Moskomprivatbank- filiale russe de la banque ukrainienne Privatbank, contrôlée par I Igor Kolomoïsk, oligarque influent nommé gouverneur de la région de Dniepropetrovsk par les nouvelles autorités pro-européennes-  pour effectuer un contrôle des activités et des actifs de la banque, a indiqué dans un communiqué la Banque de Russie (BCR), précisant que l'établissement continuait de fonctionner sous sa licence.
«Il n'y a pas de raisons économiques à la nomination d'un administrateur provisoire chez Moskomprivatbank», a déclaré Oleg Serga, porte-parole de Privatbank, cité par Interfax-Ukraine. Une source bancaire russe a indiqué à Interfax que la décision de la BCR était liée «aux tensions apparues chez les clients et déposants de la banque en raison de la diffusion d'informations sur sa participation au financement du terrorisme», sans en dire plus.

14h02: Bachar Al-Assad Assad apporte son soutien à Poutine
Le président syrien Bachar Al-Assad, dont le régime est soutenu par Moscou dans sa guerre contre les rebelles, a exprimé sa «solidarité» avec le président russe Vladimir Poutine dans la crise en Ukraine, ont rapporté ce jeudi les médias officiels.
Dans un télégramme envoyé au président russe et reproduit par l'agence Sana, Bachar Al-Assad «exprime la solidarité de la Syrie avec les efforts de Vladimir Poutine pour rétablir la stabilité et la sécurité en Ukraine face aux tentatives de renversement de la légitimité et de la démocratie en faveur d'extrémistes terroristes».
Il a salué le «leadership politique sage» de Valdimir Poutine et son «respect de la légalité internationale qui régit les relations entre les peuples et les nations».
Le président syrien a aussi réaffirmé le soutien de son pays à «l'approche réfléchie, pacifiste qui cherche à établir un ordre mondial appuyant la stabilité et luttant contre l'extrémisme et le terrorisme».

13h46: Obama autorise des gels d'avoirs et restrictions de visas
Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé ce jeudi qu'il autorisait l'imposition de restrictions de visas «en réponse à la violation en cours par la Russie de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine».
Barack Obama a également autorisé par décret le gel d'avoirs «de ceux qui sont directement impliqués dans la déstabilisation de l'Ukraine, y compris dans l'intervention militaire en Crimée», a précisé le département d'Etat dans un communiqué distinct.

13h44: Les observateurs de l'OSCE bloqués par des hommes armés près de la Crimée
Les 40 observateurs de l'OSCE, venus en Ukraine à la demande du nouveau pouvoir ukrainien, ont été empêchés d'entrer en Crimée par des hommes armés, a indiqué à l'AFP une source diplomatique occidentale.
«Ils sont bloqués mais ils ne font pas demi-tour», a déclaré cette source. «Ils ont été empêchés d'entrer par deux groupes d'hommes armés, très professionnels», a ajouté cette source, précisant que les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sont bloqués depuis 13h locales (12h à Paris) à un barrage sur la route d'accès à cette région du sud de l'Ukraine contrôlée depuis le 28 février par des forces russes.

13h27: Deux Femen interpellées en Crimée après avoir dénoncé «la guerre de Poutine»
Deux Femen ont été interpellées jeudi à Simféropol après avoir brièvement fait irruption, le torse dénudé, dans un rassemblement pro-russe devant le Parlement local. L'une d'entre elles a très rapidement été stoppée, tandis que la deuxième a couru sur la vaste esplanade en criant «Stop Putin's war!» («Arrêtez la guerre de Poutine!»), avant d'être ceinturée par des cosaques, puis embarquée dans une voiture par des membres des forces de l'ordre. On ignorait leurs noms, leur nationalité et où la police les avaient emmenées. La foule autour, une centaine de personnes agitant notamment des drapeaux russes, a hurlé «honte!».

12h43: Les nerfs sont à vif en Crimée où l'«occupation» russe s'installe
Une semaine après le début de l'«occupation» russe en Crimée, la prise de contrôle s'est avérée pacifique, avec seulement quelques tirs de semonce lancés en l'air. Mais la tension reste élevée et les habitants craignent qu'avec autant de gens armés au même endroit, une flambée de violences n'éclate facilement. A l'intérieur des bases encerclées par les forces russes, les soldats ukrainiens, nerveux, tiennent leurs positions, refusant de se rendre ou de déposer les armes. Mais ils ne sont visiblement pas prêts à faire face à un assaut de grande ampleur.
Les Russes de Crimée, qui représentent 60% de la population de la péninsule, accueillent d'un oeil favorable les forces de Moscou, estimant que sans elles, la situation aurait pu finir comme à Kiev le mois dernier où une centaine de personnes sont mortes lors de violents affrontements. De leur côté, les Tatars, qui représentent 12 à 15% de la population et sont résolument contre le rattachement de la Crimée à la Russie, sont bien moins enthousiastes à l'idée de voir ces soldats.Pour de nombreux Tatars, l'arrivée des soldats russes a ravivé les douloureux souvenirs des déportations de masse de Tatars de Crimée vers la Sibérie et l'Asie centrale par Staline en 1944.

12h25: Poutine a étudié la demande de la Crimée de rejoindre la Russie avec son Conseil de sécurité
Le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine a présidé une
réunion non prévue du Conseil de sécurité russe au cours de laquelle la demande du Parlement local de la péninsule ukrainienne de Crimée de rejoindre la Russie a été abordée, a indiqué le Kremlin.

12h15: Ouverture à Rome d'une conférence sur la Libye éclipsée par la crise ukrainienne
La nouvelle ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, a ouvert jeudi matin à Rome une conférence internationale sur l'aide à la stabilisation de la Libye, largement éclipsée par les tractations autour de la crise ukrainienne, notamment en raison de la présence des chefs de la diplomatie américaine John Kerry, russe Serguei Lavrov, français Laurent Fabius et allemand Frank-Walter Steinmeier.

11h30: Poutine informé de la demande de la Crimée d'être rattachée à la Russie
«Cette information (sur la demande du Parlement local de Crimée) vient tout juste de nous parvenir, le président en a été informé», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence officielle Itar-Tass.

11h17: Il faut exercer «la pression la plus forte possible sur la Russie», selon Hollande
Il faut «la pression la plus forte possible sur la Russie pour engager un processus de désescalade», a déclaré le président français à son arrivée au sommet européen extraordinaire sur l'Ukraine à Bruxelles. «Nous ne recherchons pas à faire monter encore la tension mais ouvrir la voie du dialogue», «de la médiation et de la négociation», a-t-il ajouté, en indiquant que le recours à des sanctions de l'UE contre la Russie restait une «option». François Hollande a appelé les 28 pays de l'UE à «parler de la même façon, avec la même détermination et les mêmes objectifs». «Si l'Europe est unie, elle sera utile.»

11h15: La Crimée demande à Moscou d'étudier son rattachement à la Russie
Le parlement local de Crimée, dominé par des pro-russes, a demandé à Vladimir Poutine le rattachement à la Russie ainsi que l'organisation d'un référendum le 16 mars sur la péninsule ukrainienne pour le valider, a indiqué l'un de ses responsables. Les électeurs auront le choix entre un rattachement à la Fédération de Russie ou une autonomie nettement renforcée, a précisé le député Grigori Ioffe. L'assemblée de cette république autonome avait jusqu'à présent prévu l'organisation le 30 mars d'un référendum mais prévoyant simplement un renforcement de son autonomie.

11h10: Les Etats-Unis envoient six F-15 pour renforcer la surveillance de l'espace aérien balte
«J'ai la confirmation que la mission de surveillance de l'espace aérien balte sera renforcée par six appareils F-15 supplémentaires», a déclaré le ministre lituanien de la Défense Juozas Olekas. Les appareils sont attendus en Lituanie dans l'après-midi de jeudi. Le ministre souligne que l'envoi des avions est une réponse «à l'agression de la Russie en Ukraine ainsi qu'à une intensification de l'activité militaire russe dans la région de Kaliningrad», enclave russe située entre la Lituanie et la Pologne.
Les Etats-Unis assurent depuis janvier la surveillance de l'espace aérien balte dans le cadre de l'Otan à l'aide de quatre appareils F-15 depuis la base de Siauliai (nord de la Lituanie). La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, entrées dans l'Otan en 2004, s'inquiètent du potentiel militaire grandissant de la Russie à ses frontières, la crise ukrainienne n'ayant fait que renforcer ces appréhensions. 

11h06: «L'Europe n'est toujours pas capable de comprendre ce qui arrive», selon la présidente lituanienne
Dalia Grybauskaité a affirmé que la Russie essayait de «réécrire les frontières de la Seconde guerre mondiale» en Ukraine, et que l'Europe n'était «toujours pas capable de comprendre ce qui arrive». «Nous devons agir immédiatement», a affirmé la présidente de la Lituanie à son arrivée au sommet européen extraordinaire sur la crise en Ukraine. «Je ne vois pas» se décider «d'action rapide aujourd'hui», a-t-elle regretté. Dénonçant une «brutale agression» de la Russie, elle a affirmé: «Après l'Ukraine, il y aura la Moldavie, et après la Moldavie, ce sera d'autres pays.»
Dalia Grybauskaité a souligné que la Russie avait mené récemment des manoeuvres au large de la Pologne et de son propre pays.«Nous devons comprendre que c'est grave. Si nous autorisons cela, ce sera ensuite le tour de quelqu'un d'autre», a-t-elle dit. «C'est notre voisinage, il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine, il s'agit aussi de la région balte.»

10h58: Le référendum sur un rattachement de la Crimée à la Russie aura lieu le 16 mars

10h55: Bucarest veut un rôle dans les négociations pour résoudre la crise
La Roumanie veut participer aux négociations pour résoudre le conflit entre Kiev et Moscou, a déclaré le président Traian Basescu. «Si (l'UE, ndlr) décide de mettre en place un format de négociations pour dissiper les tensions entre l'Ukraine et la Fédération russe suite aux actions en Crimée, la Roumanie doit en faire partie», a-t-il dit.
Parmi les «arguments» de Bucarest, il a cité les «plus de 400.000 Ukrainiens roumanophones, ce qui en fait la deuxième minorité, après les Russes», ainsi que les 160 miles maritimes séparant l'Ukraine de la Roumanie, «le pays membre de l'UE le plus proche de la Crimée, se situant à à peine dix heures de navigation pour l'un des 400 navires de la flotte russe basée à Sébastopol». Traian Basescu a également souligné que la Roumanie n'était pas dépendante des importations de gaz russe, ce qui enlève un possible facteur de pression dans les négociations.

10h49: Kerry va s'entretenir à Rome avec ses homologues européens
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, tout juste arrivé à Rome pour une réunion internationale sur la Libye, doit discuter dans la matinée avec les ministres ou ministres adjoints des Affaires étrangères italien, français, britannique et allemand, selon un responsable du département d'Etat. «L'objectif est de se concerter avant la réunion du Conseil des ministres de l'UE», a dit le diplomate.

10h34: L'UE a gelé les avoirs de 18 responsables ukrainiens, dont Ianoukovitch
L'Union européenne a gelé jeudi les avoirs du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, de la plupart de la plupart de ses anciens ministres et de ses proches, accusés de détournements de fonds publics. Les 18 personnes visées ont été «identifiées» comme «étant responsables du détournement de fonds appartenant à l'Etat ukrainien», selon l'avis publié au Journal officiel de l'UE. «Les sanctions comportent également des dispositions facilitant le recouvrement des fonds gelés, une fois réunies certaines conditions», précise le texte.
Ces premières «sanctions ciblées» prises par l'UE dans le cadre de la crise ukrainienne entrent en vigueur ce jeudi, pour une durée initiale de 12 mois.

10h15: Kerry va s'entretenir à Rome avec ses homologues européens


10h12: Assaut de la police contre l'administration occupée par des pro-russes à Donetsk
La police ukrainienne a délogé jeudi matin les manifestants pro-russes qui occupaient l'administration régionale de Donetsk, ville russophone de l'est de l'ex-république soviétique, interpellant 75 personnes lors de l'assaut, a-t-on appris de source policière.
Après l'opération, une centaine de manifestants continuaient de bloquer le bâtiment, occupé depuis lundi par des opposants au nouveau pouvoir pro-européen en place à Kiev et réclamant le ralliement à Moscou. Les autorités en avaient déjà repris le contrôle mercredi avant d'être débordées quelques heures plus tard par un nouvel assaut des manifestants.

9h46: Le Premier ministre ukrainien accuse la Russie d'accroître la tension
«Il dépend de la Russie d'être prête à régler ce conflit ou d'être toujours réticente et d'accroître la tension, comme ils l'ont fait dans les dernières heures», a déclaré Arseni atseniouk devant la presse à l'issue d'une rencontre avec le président du Parlement européen, Martin Schulz.

9h44: Pas de sanctions jeudi mais exigence de «l'intégrité totale» de l'Ukraine, dit  Ayrault
«Les sanctions ne viendront que si les choses ne bougent pas dans la bonne direction. Elles sont en train de bouger», a déclaré Jean-Marc Ayrault sur RMC et BFMTV. Mercredi, à Paris, «il y a eu des discussions avec tout le monde et c'est la France qui les a organisées. Il y avait les Russes, il y avait aussi les Ukrainiens. Pour l'instant, ils ne se sont pas parlé encore mais à Bruxelles, c'est tous les chefs d'Etat et de gouvernement qui vont adopter une ligne de conduite», a poursuivi le Premier ministre.
Les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour un sommet extraordinaire consacré aux moyens d'aider l'Ukraine et de répondre à «l'agression» russe en Crimée. Ce sommet de crise débutera à 11h30 par une rencontre avec le nouveau Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. Angela Merkel, François Hollande, David Cameron et les 25 autres dirigeants de l'UE se retrouveront ensuite entre eux pour «débattre de la situation en Ukraine et de la réaction de l'UE». «Les Ukrainiens demandent à vivre en démocratie. Le président ukrainien qui avait été élu a quitté son pays. Il y a un gouvernement provisoire, il y aura des élections le 25 mai parce qu'il faut des élections le plus vite possible. Et les Européens et la France en particulier ont un objectif qui est de préserver l'intégrité territoriale de l'Ukraine et sa souveraineté», a également déclaré Jean-Marc Ayrault.
«Il faut qu'il y ait une souveraineté et une intégrité totale de ce pays qui ne doit pas être dépecé. En même temps, l'Ukraine doit avoir de bonnes relations avec l'Europe et avec la Russie car la Russie n'est pas notre ennemie, la Russie n'est pas notre adversaire», a poursuivi le Premier ministre. «Nous devons avoir avec la Russie une politique d'échange mais en parlant franchement parce qu'il n'est pas acceptable par exemple que des groupes russes interviennent en Crimée. La Crimée fait partie de l'Ukraine», a-t-il conclu.

9h35: «Rien n'a changé» avec la Russie pour Renault Truck Défense
Le constructeur de blindés légers français a indiqué jeudi dans la presse suédoise que les tensions en Ukraine n'avaient aucune incidence sur son contrat de coopération avec l'entreprise publique russe Uralvagonzavod (UVZ). «C'est sur les rails, jusqu'à aujourd'hui rien n'a changé», a déclaré au quotidien suédois Dagens Industri le secrétaire général de RTD, Nicolas de la Rüe du Can. «Vraisemblablement on aura un léger refroidissement diplomatique pendant quelques jours, mais je ne crois pas que quelque-chose va s'arrêter, puisque normalement la commission bilatérale va continuer son travail, une fois à Paris, l'autre à Moscou. Ça semble être sur les rails», a-t-il ajouté.

9h20: A Francfort le Dax ouvre en hausse de 0,37%
La Bourse de Francfort a ouvert en hausse, restant toutefois toute en retenue avant la réunion mensuelle de la Banque centrale européenne (BCE) et face à une situation toujours tendue en Ukraine. Aux premiers échanges de la séance, l'indice vedette Dax, malmené depuis le début de la semaine en raison des tensions en Ukraine, rebondissait de 0,37% à 9.577,35 points. L'indice des valeurs moyennes MDax s'appréciait lui de 0,23% à 16.880,23 points.

9h16: Chassé de Crimée, l'envoyé spécial de l'ONU est à Istanbul
L'envoyé spécial de l'ONU en Crimée, Robert Serry, est arrivé tard mercredi soir à Istanbul après avoir écourté sa mission dans la péninsule ukrainienne russophone où il a été pris à partie par des miliciens pro-russes. «L'envoyé est arrivé à Istanbul avec sa délégation», a précisé une source gouvernementale turque sous couvert d'anonymat.
Le diplomate a décidé de mettre fin à sa mission après avoir été retenu brièvement mercredi par des hommes armés à Simféropol, mais «retournera sous peu à Kiev pour poursuivre sa mission, qui a été interrompue par l'incident» mercredi, avait déclaré dans un communiqué un porte-parole de l'ONU, Farhan Haq.
La Turquie, alliée de l'Otan, préconise une solution pacifique à la crise en Ukraine tout en défendant l'intégrité territoriale de ce pays. Elle insiste en outre sur son rôle de «grand frère» de la minorité tatare de Crimée, une ethnie musulmane turcophone.

9h10: La Bourse de Tokyo finit en nette hausse grâce aux devises
La Bourse de Tokyo a terminé la journée en hausse marquée, le dollar et l'euro progressant nettement face au yen alors qu'ont dans l'immédiat reflué les craintes d'un conflit armé en Ukraine. A la fin des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 1,59% (237,12 points) à 15.134,75 points. Il avait même augmenté ponctuellement de plus de 2% en cours d'après-midi atteignant alors 15.203 points.

B.D. avec AFP
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