Russie: Pires répressions contre la société civile depuis la chute de l'URSS selon HRW

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Publié le 31 janvier 2013.

Les autorités russes ont mené en 2012 contre la société civile les pires répressions depuis la chute de l'Union soviétique il y a 21 ans, a affirmé jeudi l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans la présentation de son rapport annuel. «En 2012, le Kremlin a lancé contre la société civile les répressions de la plus grande ampleur dans l'histoire de la Russie post-soviétique», a indiqué l'ONG basée à New York, dans un communiqué en russe accompagnant la présentation du rapport.

«C'était la pire année pour les droits de l'homme dans l'histoire récente en Russie», a déclaré le directeur de HRW pour l'Europe et l'Asie centrale, Hugh Williamson, cité dans le rapport. «Les mesures d'intimidation contre les critiques et pour restreindre la dynamique société civile ont atteint des niveaux sans précédent». «Depuis le retour de Vladimir Poutine à la présidence russe en mai, un Parlement dominé par les membres du parti pro-Poutine Russie Unie a adopté une série de lois imposant des restrictions considérables à la société civile», déplore HRW.

Les opposants «à la solde de l'étranger»

Parmi ces lois, l'une oblige les ONG russes bénéficiant de subventions étrangères à se déclarer «agent de l'étranger», une autre élargit de manière floue les notions de trahison et d'espionnage, une troisième renforce considérablement les sanctions en cas d'incidents lors de manifestations. Un mouvement de contestation sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 est apparu en décembre 2011 après les législatives controversées remportée par le parti Russie unie. Vladimir Poutine a été réélu président en mars 2012 pour un troisième mandat après ceux de 2000-2008 et un intermède de quatre ans comme Premier ministre.

Avant même l'investiture de Vladimir Poutine, les autorités de plusieurs villes «ont essayé à maintes reprises d'intimider des militants politiques et des défenseurs des libertés» et ont été à l'origine «de procès et détentions arbitraires, de menaces, passages à tabac et autres formes de harcèlement», souligne HRW dans son rapport. L'opposition et les ONG russes ne cessent de dénoncer des atteintes accrues aux libertés depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine.

Le Kremlin a accusé à plusieurs reprises l'opposition, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues l'an passé, d'être à la solde de l'étranger. Des poursuites contre des opposants ont notamment commencé après la diffusion en octobre dernier d'une émission par NTV, chaîne de télévision favorable au pouvoir, affirmant sur la foi d'enregistrements en caméra cachée d'origine non précisée, qu'ils étaient impliqués dans des projets visant à renverser le pouvoir par la force.

Avec AFP
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