Crash en Russie: l'avion du président Lech Kaczynski n'était pas assuré

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Publié le 16 avril 2010.

POLOGNE - L'enquête penche pour une erreur de pilotage...

Un accident qui va coûter cher à l’Etat polonais. Alors que le pays pleure la disparition de son président et se déchire sur le lieu où il devrait être enterré, le Figaro rapporte vendredi que le Tupolev 154 qui transportait Lech Kaczynski et des dirigeants polonais n’était pas assuré.

En effet, selon le quotidien «Gazeta Wyborcza», une telle obligation ne concerne que les avions civils. Le gouvernement polonais se serait cependant engagé à débourser six millions d’euros pour indemniser les victimes.

Informations non transmises aux contrôleurs aériens

Au total, 96 personnes sont mortes samedi dernier dans le crash près de Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Les autorités russes ont déjà exclu qu'une défaillance technique de l'appareil, un incendie ou une explosion aient pu être l'origine du drame. Les premières analyses des boîtes noires de l'avion présidentiel montreraient qu'une erreur des pilotes était à l'origine du drame, mais que ceux-ci n'avaient subi aucune pression pour atterrir, selon une source citée par l’agence Interfax.

Les pilotes n'ont probablement pas pris en compte quelques particularités du Tupolev 154, notamment dans les manœuvres d'approche. Des contrôleurs aériens de l'aérodrome situé près de Smolensk, à 420 km à l'ouest de Moscou, où l'avion devait atterrir, ont affirmé précédemment que les pilotes ne leur avaient pas transmis des données cruciales sur l'altitude de l'appareil.

Les presses russe et polonaise soupçonnent des pressions sur les pilotes

Toujours selon la même source, les pilotes n'ont subi aucune pression de membres importants de la délégation polonaise à bord de l'avion pour atterrir à l'aérodrome militaire près de Smolensk, une hypothèse pourtant toujours avancée par les presses russe et polonaise.

«Gazeta Wyborcza» assure notamment que le pilote de l’avion parlait parfaitement russe et aurait donc compris les mises en garde de la tour de contrôle, qui les enjoignaient à se poser à Minsk. De plus, selon le quotidien, cité par le Figaro, le pilote, expérimenté, connaissait déjà les spécificités de l’aéroport de Smolensk.

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